Par ailleurs, M. Geagea a tenu dans la matinée une réunion de deux heures avec les ministres représentant les FL au sein du gouvernement, MM. Ibrahim Najjar (Justice) et Sélim Wardé (Culture).
À l'issue de l'entrevue, M. Wardé a déclaré : « Je représente Zahlé qui mérite d'être représentée au gouvernement. Je ne suis pas partisan, mais je tâcherai de représenter le mieux possible les Forces libanaises au sein du gouvernement. »
De son côté, le ministre de la Justice a relevé le fait que les FL avaient consenti une importante concession en acceptant de ne pas être représentées par une personnalité membre du parti ou issue d'une communauté bien précise (allusion à la communauté maronite). Soulignant qu'il espérait être à la hauteur de la confiance placée en lui par M. Geagea et le directoire des FL, M. Najjar a déclaré qu'« il est temps d'édifier ensemble l'État des institutions et d'être partenaires à part entière au sein de cet État ». Précisant qu'en tant que ministre de la Justice dans le gouvernement sortant il avait pu se familiariser avec les dossiers et la situation de son département, M. Najjar a affirmé qu'après la formation du nouveau cabinet, il est devenu nécessaire « d'approfondir les choses et de mettre en chantier les réformes susceptibles d'engager la justice sur la bonne voie ». « Il est nécessaire de lancer le chantier visant à rétablir la confiance en la justice en tant qu'institution », a notamment déclaré M. Najjar.
En réponse à une question, le ministre de la Justice a souligné que « le gouvernement est le moins mauvais possible ». « Plusieurs parties ont perdu (au niveau de la composition du cabinet) et aucune faction n'a gagné entièrement », a-t-il précisé. Interrogé sur le fait de savoir si la question des armes du Hezbollah sera évoquée dans la déclaration ministérielle, M. Najjar a indiqué que ce dossier sera discuté dans le cadre de la conférence de dialogue et qu'il fera l'objet de concertations au niveau du 14 Mars ainsi qu'avec le président de la République. Et le ministre de la Justice de conclure : « Il faut que les responsables libanais s'emploient à créer le climat propice pour éviter de donner des prétextes à une guerre contre le Liban. »

