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Liban - La Situation

Hariri aujourd’hui à Baabda avec la formule ministérielle

Ungouvernement  aujourd'hui, au plus tard demain, c'est ce que promettaient hier soir des sources concordantes de la majorité et de l'opposition. « Pour tout dire, nous sommes désormais dans la phase postformation, et nous nous mettons d'accord sur la déclaration ministérielle », assurait même à L'Orient-Le Jour une source informée de la majorité.
Et d'ajouter que « le climat est à la confiance, à cette réserve près que nous n'osons plus l'afficher, de crainte de décevoir, une fois de plus, l'attente des Libanais, que les reports successifs de l'annonce de la formation du gouvernement ont fini par écœurer ».
Toujours selon cette source, l'homme le plus pressé d'annoncer la formation du gouvernement est Saad Hariri, qui souhaite le faire aujourd'hui, alors que, dans l'ensemble de la classe politique, on souhaite en laisser l'annonce à demain, dimanche.
On apprend toutefois que le Premier ministre désigné se rendra aujourd'hui - sans précision d'heure - à Baabda pour soumettre officiellement la composition de son gouvernement au chef de l'État. Aucune rencontre entre M. Hariri et le général Michel Aoun n'était prévue hier soir. Ce serait le député Ali Hassan Khalil, homme de confiance de M. Nabih Berry, qui aurait finalisé les choses avec le Premier ministre désigné.

Accord définitif
La bonne nouvelle de la formation du gouvernement a été rendue possible par l'accord définitif passé entre Saad Hariri et le général Michel Aoun sur les ministères qui seront octroyés au CPL : les Télécoms, l'Énergie, l'Industrie, le Tourisme et un ministère d'État.
Au sujet de l'attribution des portefeuilles, une petite phrase de Gebran Bassil a retenu hier l'attention des observateurs. Le gendre du général Michel Aoun a affirmé que les portefeuilles économiques n'étaient pas vraiment de sa compétence. Toutefois, il serait acquis qu'il ne sera pas de retour aux Télécoms, que prendrait en charge André Tabourian ou César Abi Khalil, candidat malheureux du CPL à Aley, responsable du dossier des déplacés et proche de Gebran Bassil. À cette solution boiteuse, certains préfèrent franchement que le ministère des Télécoms soit confié à Alain Tabourian.
On apprenait aussi hier soir que le parti Kataëb a obtenu de se voir confier le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur. Le portefeuille irait (comme un gant) à M. Sélim Sayegh, vice-président des Kataëb.
Toutefois, à l'heure de mettre sous presse, il existait toujours une incertitude à ce sujet, le portefeuille de l'Éducation étant également convoité par les Forces libanaises. Pour renoncer à l'Éducation, les FL réclamaient à nouveau le ministère de la Justice, que M. Hariri envisageait de confier à M. Boutros Harb. C'est ainsi que, un pion bougeant un autre, le Premier ministre désigné songeait qu'en pareil cas il sera contraint de confier à M. Harb le ministère de l'Information, que M. Tarek Mitri a plus qu'honorablement occupé sous le cabinet Siniora. M. Mitri, qui figurera dans la formation gouvernementale, devrait alors se contenter d'un ministère d'État.
Parmi les ministrables, on relève aussi MM. Michel Pharaon, à qui irait le portefeuille du Travail, auquel renoncerait le Hezbollah.
Dans certains milieux politiques, on n'excluait pas une « surprise de taille », qui serait l'attribution du portefeuille du Tourisme à M. Élie Skaff. Enfin, le ministère des Déplacés irait à Imad Wakim.
Pour le reste, l'attribution des ministères semble acquise : la Défense et l'Intérieur aux ministres relevant du chef de l'État, les Affaires étrangères, le Travail et la Jeunesse et les Sports au mouvement Amal, les Finances et l'Économie au Courant du futur.
Le climat de confiance qui se dégageait hier soir était manifeste dès les premières heures de la journée et s'était reflété dans plus d'une déclaration. La plus significative a émané de cheikh Abdel Amir Kabalan, vice-président du Conseil supérieur chiite, qui, après avoir reçu des appels téléphoniques du président de la Chambre, Nabih Berry, et du Premier ministre désigné, Saad Hariri, a annoncé que « le gouvernement est une affaire d'heures ».
De son côté, M. Bassil affirmait que « les chances de succès » du gouvernement sont « grandes », et démentait que sa visite à Damas, effectuée la veille, ait eu des mobiles politiques. Dans les milieux de la majorité, on insistait au contraire sur cette visite, affirmant qu'elle avait fait sauter le dernier verrou qui empêchait le gouvernement d'être formé, le président syrien souhaitant pouvoir jouer de cet atout lors de la visite qu'il doit effectuer à Paris.
Ungouvernement  aujourd'hui, au plus tard demain, c'est ce que promettaient hier soir des sources concordantes de la majorité et de l'opposition. « Pour tout dire, nous sommes désormais dans la phase postformation, et nous nous mettons d'accord sur la déclaration ministérielle », assurait même à L'Orient-Le Jour une source informée de la majorité. Et d'ajouter que « le climat est à la confiance, à cette réserve près que nous n'osons plus l'afficher, de crainte de décevoir, une fois de plus, l'attente des Libanais, que les reports successifs de l'annonce de la formation du gouvernement ont fini par écœurer ». Toujours selon cette source, l'homme le plus pressé d'annoncer la...
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