En effet, en ce qui concerne le Liban, ce rapport a fait état des lacunes de l'infrastructure urbaine locale, avec des adresses souvent approximatives, obligeant ainsi les futurs abonnés à l'Électricité du Liban (EDL) à récupérer des factures de chez leurs voisins afin d'être identifiés géographiquement. Néanmoins, le bulletin économique mensuel de la BLOMinvest, le Lebanon Brief, a expliqué que le postulant a seulement besoin d'obtenir le « box number » EDL de l'immeuble pour être relié au réseau électrique.
Le rapport a également souligné qu'au Liban, un entrepreneur a besoin de passer par 5 procédures administratives différentes, avec un délai d'attente approximatif de 75 jours et des frais avoisinant presque 30 % de son revenu pour être en mesure de s'abonner au réseau. Au niveau régional, le Qatar et l'Arabie saoudite ont affiché un nombre moins important de procédures obligatoires requises, soit 3, pour s'abonner au réseau électrique.
Le Yémen a obtenu la première place pour le délai d'attente le plus court, de 35 jours, et le Qatar est en tête des pays les moins chers avec des frais occasionnés constituant seulement 3,5 % du revenu individuel.
Le rapport du projet Doing Business a insisté sur « l'importance de l'électricité pour le secteur du privé, ainsi que celle des autres services d'infrastructure tels que les réseaux routiers, l'eau et les télécommunications », ajoutant que leur bonne qualité encourageait les investissements, la productivité et la croissance économique. « Mais si ces services sont défaillants, cela se reflète négativement sur la productivité des entreprises et donc sur la croissance. »
En fait, des sondages menés par la Banque mondiale dans les secteurs économiques de 89 pays ont montré que les entreprises avaient une mauvaise opinion de l'électricité en raison de l'inefficacité de ce secteur en termes d'accès, de disponibilité et de confiance au niveau de la satisfaction de la demande.

