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Moyen Orient et Monde - France

Combatif, Chirac dément l’existence d’emplois fictifs

Jacques Chirac a démenti hier l'existence d'emplois fictifs à la mairie de Paris sous son mandat, assurant n'avoir « rien à se reprocher » dans l'affaire qui lui vaut d'être renvoyé devant la justice. Sur Europe 1 et dans Le Figaro, l'ancien président de la République s'est également exprimé sur « l'Angolagate » et le procès Clearstream, niant toute « instruction » ou implication dans ces deux autres dossiers qui ont marqué ses deux mandats présidentiels, de 1995 à 2007. Jacques Chirac a été renvoyé la semaine dernière en correctionnelle pour 21 emplois présumés fictifs de « chargés de mission » entre 1992 et 1995 à son cabinet de maire de Paris, fonction qu'il a exercée de 1977 à 1995. Selon l'ordonnance de la juge Xavière Simeoni, l'ex-chef de l'État a été à la fois « le concepteur, l'auteur et le bénéficiaire » du dispositif. Dans ce dossier, « je n'ai rien à me reprocher, a déclaré Jacques Chirac sur Europe 1. Ces emplois avaient tous une raison d'être pour la ville et pour le maire de Paris ». Interrogé précisément sur les 21 emplois qu'on lui reproche, il a répondu : « Même les 21 naturellement. » « Ils travaillaient bien entendu pour les Parisiens », a-t-il dit. Jacques Chirac a rappelé qu'il avait été le premier maire élu de la capitale, auparavant gérée par un préfet qui disposait d'un cabinet. « Je suis arrivé tout seul, je n'allais pas assumer la totalité des fonctions », s'est-il défendu. L'enquête a visé au total 481 contrats, mais seuls 242 bénéficiaires ont été entendus par la police. La plupart des dossiers n'ont pas fait l'objet de poursuites, soit parce qu'ils étaient réguliers, soit parce que les faits étaient prescrits, soit parce que la juge Simeoni a écarté les cas ne relevant pas directement du maire. « On a parlé de véritable "système". Aujourd'hui, on constate bien qu'il n'en est rien », souligne Jacques Chirac dans Le Figaro. Selon un sondage TNS-Sofres Logica pour Europe 1, 65 % des Français jugent que le renvoi en correctionnelle de Jacques Chirac est une bonne chose pour l'image de la justice, mais 43 % pensent que cela écorne l'image de la France à l'étranger.
Sur Europe 1, l'ancien président a refusé de commenter l'affaire de la vente de six frégates à Taïwan en 1991 et le procès Clearstream, dont Dominique de Villepin était le principal prévenu, au motif que ces affaires sont en cours. « Je n'ai donné évidemment aucune instruction dans l'affaire Clearstream », a-t-il cependant souligné.
Jacques Chirac a démenti hier l'existence d'emplois fictifs à la mairie de Paris sous son mandat, assurant n'avoir « rien à se reprocher » dans l'affaire qui lui vaut d'être renvoyé devant la justice. Sur Europe 1 et dans Le Figaro, l'ancien président de la République s'est également exprimé sur « l'Angolagate » et le procès Clearstream, niant toute « instruction » ou implication dans ces deux autres dossiers qui ont marqué ses deux mandats présidentiels, de 1995 à 2007. Jacques Chirac a été renvoyé la semaine dernière en correctionnelle pour 21 emplois présumés fictifs de « chargés de mission » entre 1992 et 1995...
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