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Liban

Baroud inaugure le bâtiment restauré de la prison de Tebnine

Le ministre de l'Intérieur, Ziyad Baroud, a inauguré samedi la prison de Tebnine après sa réfection, dans le cadre d'une tournée effectuée dans plusieurs villages du Liban-Sud.
M. Baroud, qui était accompagné du directeur général des municipalités, Khalil Hajjar, et d'une délégation du ministère, s'est arrêté tout d'abord à Rmeich, où il a été reçu notamment par les députés Hassan Fadlallah et Ali Bazzé, le mohafez de Nabatiyé, le juge Mahmoud el-Mawala, le commandant de la gendarmerie, le général Antoine Chakkour, le commandant des FSI au Liban-Sud, le colonel Georges Élias, et la famille du général François el-Hajj. Cette visite a été l'occasion pour le ministre de déposer une gerbe de fleurs sur la tombe du général Hajj, geste qui a été accompagné d'une prière récitée par le curé de la paroisse.
M. Baroud s'est ensuite rendu à la prison de Tebnine dont les travaux de restauration viennent d'être achevés à l'initiative de l'association Offre-Joie et grâce aux efforts cumulés de jeunes volontaires. Prenant la parole, la responsable de l'équipe de réhabilitation de la prison, Tania Ayoub, a salué la contribution des volontaires qui, a-t-elle expliqué, ont réussi à restaurer les lieux et à y acheminer l'eau potable, en plus de la création d'une unité de travail manuel destinée à employer les détenus. Mme Ayoub a tenu à rappeler dans son discours que la prison « n'est pas un lieu de punition, de torture et de souffrances infligées aux prisonniers, mais plutôt une étape permettant à ceux qui se sont égarés à revoir leurs calculs et à tenter de réintégrer la vie normale ».
Le responsable de l'association Offre-Joie, Melhem Khalaf, a pris la parole à son tour en s'adressant au ministre Baroud, auquel il a tenu à confier « un message et une responsabilité ».
« Le message est l'homme au Liban. La responsabilité est celle de pouvoir préserver les améliorations que nous avons introduites à la prison », a-t-il dit.
À son tour, M. Baroud a exprimé sa « profonde joie de se retrouver dans une région qui lui est chère et qui, il y a quelque temps, plus précisément durant l'occupation, constituait encore une grande prison avant de devenir une zone libre ».
« J'aurai certes préféré inaugurer une école au lieu d'un lieu de détention », a-t-il commenté en saluant l'efficacité du partenariat qui existe entre l'État et la société civile.
Et le ministre de saluer au passage le président du Parlement, Nabih Berry, « cet homme patriote qui œuvre dans toutes les directions », a-t-il dit, soulignant notamment son initiative qui a abouti à la création d'une bibliothèque construite tout près de la prison et qui porte aujourd'hui le nom de Joseph Moghaizel, « l'homme par excellence des droits de l'homme », a-t-il dit. Par la même occasion, le ministre a annoncé le lancement par son ministère d'une campagne intitulée « L'homme en dépit des barreaux ». À ce propos, M. Baroud a expliqué qu'à l'instar de la campagne du « Akhdar dayem », et ses effets positifs en termes de protection des arbres et des espaces verts, cette nouvelle campagne « s'intéresse cette fois-ci à l'homme ». « Elle contribuera à ramener le sourire à ceux qui se trouvent derrière les barreaux et en dépit de ces barreaux, car le prisonnier est avant tout un homme dont nous voulons sauvegarder les droits », a ajouté M. Baroud.
Après Tebnine, le ministre s'est rendu à Maroun el-Rass et Bint Jbeil, où il s'est réuni avec les notables de la région pour écouter leurs doléances.
Prenant la parole, le président de la Fédération des municipalités de Bint Jbeil, Afif Bazzé, a rappelé qu'il s'agit « de la première visite d'un ministre de l'Intérieur dans la région depuis les années 60 », avant de reprocher à « certains ministres et tous les représentants de l'État de n'avoir pas visité la région depuis l'agression de juillet 2006 ».
Prenant la parole, le député Fadlallah a rappelé que « les constantes nationales commencent ici, avec la résistance et à partir du Liban-Sud ». Et le parlementaire d'adresser au ministre une question en lui demandant la raison pour laquelle « le démantèlement des réseaux d'espionnage pour le compte d'Israël a bizarrement coïncidé avec les élections », question à laquelle le ministre a répondu en alléguant « certaines considérations d'ordre technique qui parfois empêchent la découverte des réseaux ».
M. Baroud a poursuivi en assurant que sa présence dans la région « relève d'un devoir », affirmant que le Liban-Sud est au cœur de ses intérêts du fait même qu'il « fait partie du territoire libanais et qu'il ne faut pas, par conséquent, faire de distinction entre Bint Jbeil et Beyrouth, ou n'importe quelle autre région ». « Nous faisons tous partie de cet état de résistance et sommes confrontés à nos responsabilités nationales pour protéger ce pays, chacun à partir de sa position ». « Cette région suscite en nous la fierté et nous invite à nous incliner devant tous ceux qui ont fait des sacrifices », a encore ajouté M. Baroud.
« L'État étant ce qu'il est, a-t-il poursuivi, il faut savoir qu'il a cependant été édifié sur la base du principe du déséquilibre dans le développement, avec un net privilège accordé au centre aux dépens de la périphérie », a-t-il dit, rappelant que le principe du développement équilibré prévu par Taëf n'a jamais été appliqué.
Le ministre de l'Intérieur, Ziyad Baroud, a inauguré samedi la prison de Tebnine après sa réfection, dans le cadre d'une tournée effectuée dans plusieurs villages du Liban-Sud.M. Baroud, qui était accompagné du directeur général des municipalités, Khalil Hajjar, et d'une délégation du ministère, s'est arrêté tout d'abord à Rmeich, où il a été reçu notamment par les députés Hassan Fadlallah et Ali Bazzé, le mohafez de Nabatiyé, le juge Mahmoud el-Mawala, le commandant de la gendarmerie, le général Antoine Chakkour, le commandant des FSI au Liban-Sud, le colonel Georges Élias, et la famille du général François el-Hajj. Cette...
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