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Moyen Orient et Monde - Sécurité

Attentats à Bagdad : plus de 60 membres des services de sécurité arrêtés

Le vote de la loi électorale a été de nouveau reporté.

Plus de soixante éléments des services de sécurité, dont 13 gradés, en poste dans le quartier de Bagdad où a eu lieu le double attentat de dimanche, ont été arrêtés, a indiqué hier à l'AFP le général Qassem Atta, porte-parole du commandement militaire de Bagdad. En dépit de ces arrestations, la commission de la Défense du Parlement a demandé l'audition du Premier ministre Nouri al-Maliki et des ministres chargés de la sécurité, afin qu'ils s'expliquent sur la situation en la matière. Le double attentat a fait 153 morts, selon un bilan définitif.
Parmi les personnes arrêtées figurent six officiers supérieurs de l'armée et sept appartenant à la police, notamment le chef de la police de Salhiya et le patron d'un commissariat proche du ministère de la Justice. En outre, selon le général Atta, les commandants des 15 points de contrôle de Salhiya ont été arrêtés pour enquête. Après un double attentat contre les ministères des Affaires étrangères et des Finances, le 19 août, qui avait fait 95 morts, les autorités irakiennes avaient arrêté 11 haut gradés de la sécurité soupçonnés d'avoir failli dans la protection de Bagdad.
D'autre part, le Parlement irakien a reporté hier, faute de quorum, le vote de la loi électorale, rendant problématique la tenue des élections générales le 16 janvier, a-t-on indiqué de sources parlementaires. « Comme les députés kurdes ont boycotté la réunion, il n'y pas eu de vote aujourd'hui car il n'y avait pas assez de députés. Il n'y en avait qu'une centaine alors que le quorum est de 138 », a affirmé un député présent. Le président du Parlement, Iyad al-Samarraï, a indiqué que « les consultations allaient se poursuivre ». « Une nouvelle réunion du Parlement aura lieu samedi », a-t-il ajouté, sans toutefois préciser si les députés voteraient la loi à cette occasion.
Le vote sur la loi électorale a été repoussé plusieurs fois en raison de la question épineuse de la ville multiethnique de Kirkouk au nord de Bagdad. Les Kurdes exigent d'être majoritaires dans les instances dirigeantes de la ville de Kirkouk (quelque 900 000 habitants), qu'ils veulent annexer à leur région autonome. Les Arabes et les Turcomans accusent les Kurdes de s'y installer en masse pour modifier l'équilibre démographique.
Plus de soixante éléments des services de sécurité, dont 13 gradés, en poste dans le quartier de Bagdad où a eu lieu le double attentat de dimanche, ont été arrêtés, a indiqué hier à l'AFP le général Qassem Atta, porte-parole du commandement militaire de Bagdad. En dépit de ces arrestations, la commission de la Défense du Parlement a demandé l'audition du Premier ministre Nouri al-Maliki et des ministres chargés de la sécurité, afin qu'ils s'expliquent sur la situation en la matière. Le double attentat a fait 153 morts, selon un bilan définitif.Parmi les personnes arrêtées figurent six officiers supérieurs de l'armée et sept appartenant à la police,...
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