Mme Sison a condamné pour sa part le tir de roquette lancée à partir du Liban sur le nord d'Israël, appelant au « désarmement de toutes les milices », dans une allusion claire au Hezbollah.
« Nous condamnons fermement le tir de roquette, la nuit dernière, qui est clairement une violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité » de l'ONU, a affirmé Mme Sison, après une rencontre avec le président du Parlement Nabih Berry, selon un communiqué de l'ambassade.
La diplomate a inscrit l'incident dans le cadre d'une série d'événements qui se sont produits récemment, à savoir « l'explosion d'un dépôt d'armes du Hezbollah le 14 juillet, l'attaque similaire à la roquette le 11 septembre, l'incident du 12 octobre à Tayr Felsay », dans le sud du Liban.
Ces incidents « montrent à quel point il est urgent que l'État étende son contrôle sur l'ensemble du territoire libanais, que toutes les milices soient désarmées et que la communauté internationale continue d'appuyer la Force des Nations unies au Liban (Finul) et sa mission ».
Quant à M. Williams, il a dénoncé la découverte mi-octobre, d'engins d'espionnage israéliens à Houla.
« Peu importe de savoir si ces (engins) ont été installés il y a deux semaines, deux ans ou trois ans. Ils semblaient en marche et ceci est une violation évidente de la souveraineté libanaise », a-t-il affirmé.
M. Williams a en outre précisé que le rapport qui sera émis par les Nations unies sur les violations « sera très clair, et portera notamment sur les violations quotidiennes, non pas irrégulières, mais bien quotidiennes » a-t-il précisé. « Nous pensons entre autres aux violations de la souveraineté et de la 1701 », a ajouté M. Williams en allusion aux équipements d'espionnage découverts.
De son côté, la France a demandé le « plein respect de la cessation des hostilités » à la frontière entre le Liban et Israël. Paris « condamne le tir de roquette » qui « constitue une violation de la résolution 1701 » de l'ONU, a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero. « Tout doit être fait pour éviter une nouvelle escalade de la violence pouvant menacer la stabilité de la région à laquelle la France est particulièrement attachée », a-t-il ajouté.
« Nous appelons au plein respect de la ligne bleue et de la cessation des hostilités. Nous demandons par ailleurs que la Finul, qui a lancé une enquête sur les circonstances de cet incident, puisse mener son travail sans entrave », a précisé le porte-parole.
Le quotidien israélien Yediot Aharonot a indiqué de son côté que les habitants de la région nord d'Israël, « qui ont pris l'habitude de ces tirs saisonniers, n'ont pas été surpris par le dernier tir de roquette lancé à partir du Liban-Sud ». Citant un responsable sécuritaire de la région, le quotidien a fait le lien entre le tir de roquette et la visite du ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, dans la localité, quelques heures avant l'incident.

