M. Hariri s'exprimait lors de l'ouverture du cinquième Forum saoudo-libanais, une rencontre annuelle regroupant des responsables et des hommes d'affaires libanais et saoudiens.
Le Premier ministre désigné a d'abord évoqué les « relations privilégiées » unissant Beyrouth et Riyad et salué le rôle joué traditionnellement par l'Arabie saoudite en tant que « pilier fondamental de la Résistance libanaise face aux tempêtes politiques et économiques » que ce pays a connues.
Il a, d'autre part, saisi l'occasion du vingtième anniversaire de l'accord de Taëf pour rendre hommage au rôle tenu par le royaume saoudien dans cet acquis et réaffirmer son « attachement à toutes les dispositions » de cet accord.
Évoquant les ambitions du cabinet qu'il compte mettre en place, Saad Hariri a dit : « J'entends former un gouvernement en mesure de retirer les barrières qui bloquent le secteur privé, de moderniser les législations économiques et commerciales et de hâter l'adoption des projets soumis au Parlement, comme les lois sur la concurrence, le commerce international, les marchés financiers et la création d'un conseil pour la promotion des exportations. »
« Le gouvernement se concentrera aussi sur l'amélioration des secteurs compétitifs dans notre économie, tels que l'électricité, les télécoms et Internet, parallèlement à la réorientation des investissements aux activités à forte valeur ajoutée dans les secteurs traditionnels et non traditionnels », a-t-il ajouté.
« Le gouvernement que nous cherchons à mettre en place devra être un gouvernement d'union nationale non seulement dans le sens politique du terme, mais aussi économique et social. Cela doit se faire sur la base d'une entente entre toutes les forces politiques sur un programme d'action global », a-t-il dit.
« Il est temps de mettre en place un gouvernement en mesure de permettre aux Libanais et aux Libanaises de réussir, de créer et de produire, dans leur patrie et sur leur sol, autant qu'ils sont capables, de l'avis du monde entier, de réussir, de créer et d'être productifs à l'étranger », a encore dit M. Hariri.


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