Au cours d'une séance tenue avant la clôture du congrès, les membres présents - représentant la diaspora libanaise dans de nombreux pays - avaient élu une commission ad hoc, présidée par Élie Hakmé, afin de poursuivre le dialogue entamé avec le comité qui a été chargé par le président Michel Sleiman de plancher sur la situation de l'ULCM. Ce dialogue a pour but d'appliquer les accords visant à mettre un terme aux dissensions qui minent l'Union et qui ont pris une tournure politico-confessionnelle, notamment avec la composante chiite. La commission ad hoc en question comprend, outre M. Hakmé, MM. Tony Kaddisi, Georges Abi Raad, Bechara Bechara, Michel Doueihy et Eid Chedraoui.
Parallèlement à la désignation de la commission ad hoc, les participants au congrès ont procédé à l'élection du nouveau directoire de l'ULCM. Ont été élus : Eid Chedraoui, président de l'ULCM (élu à l'unanimité), Farid Makarem (représentant l'Amérique du Nord), Michel Seriani (représentant le Brésil), Georges Abi Raad (Europe), Michel Doueïhy (Australie et Nouvelle-Zélande), et Alberto Chaker (Amérique latine), vice-présidents. Ont également été élus Chakib Rammal, au poste de président du conseil des secrétaires, et Édouard Nahhas, vice-président du conseil.
Au terme de ces élections, le nouveau président de l'ULCM a désigné Nicolas Nakhlé Kahwagi au poste de secrétaire général de l'Union, de même que M. Tony Kaddisi a été reconduit au poste de président du bureau de l'ULCM au Liban.
Durant la séance de clôture du congrès, le président sortant, Élie Hakmé, a remercié ses collaborateurs au sein de l'Union pour leurs efforts et a rendu notamment hommage à Tony Kaddisi pour son action inlassable visant à maintenir le lien entre l'ULCM et la mère patrie.
Prenant à son tour la parole, le nouveau président de l'Union a rendu hommage à son prédécesseur et a abordé ensuite la conjoncture au Liban, soulignant notamment que « les dangers qui planent sur le pays ont constamment été le fruit de conflits d'intérêts régionaux et internationaux ». « Nous devons faire preuve de plus de prudence car le Liban a payé depuis longtemps, et continue de le faire, un lourd tribut en lieu et place de la région dans son ensemble, a déclaré Eid Chedraoui. Cela nécessite de notre part d'unifier nos rangs et de conjuguer nos efforts en soutenant l'État et le gouvernement afin de surmonter cette phase difficile. »
Et le président de l'ULCM d'ajouter : « Nul n'ignore que l'union fait la force et que les divisions n'aboutissent qu'à un effritement. Par voie de conséquence, nous nous devons de trouver une issue aux dissensions qui se manifestent entre nous et l'autre faction de l'Union. Les solutions que nous devons trouver doivent dépasser les intérêts personnels afin que le règlement soit radical et global. Je me dois de préciser sur ce plan que nous avons été les premiers à accepter immédiatement et sans hésitation l'initiative du président Michel Sleiman visant à unifier les efforts de l'Union. Nous continuons à appuyer l'action menée par le président afin de refaire notre unité. »
En conclusion, après avoir remercié le Mexique d'avoir accueilli les participants au congrès, M. Chedraoui a demandé à l'État de restituer la nationalité libanaise aux émigrés et de leur accorder dans la pratique le droit de vote, lors des élections législatives, dans les pays où ils résident.
De son côté, l'ancien président de l'ULCM Anouar Khoury a prononcé une allocution dans laquelle il a lancé un appel à l'unité, exhortant les émigrés à se rassembler autour du nouveau directoire de l'Union.
Notons qu'au terme des travaux du congrès, les participants ont assisté à une messe célébrée par l'évêque maronite de Mexico Georges Abi Younès à l'église Notre-Dame du Liban, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la fondation de l'ULCM. Dans son homélie, Mgr Abi Younès a invité les émigrés à « ne pas transposer les conflits et les clivages partisans du Liban dans les pays d'émigration ». « Unissez-vous et effacez la rancune de vos cœurs, a souligné Mgr Abi Younès, et n'oubliez pas que la terre du Liban est sacrée car le Christ l'a foulée à Tyr et à Saïda ». En conclusion, Mgr Abi Younès a souhaité plein succès au nouveau directoire de l'ULCM dans l'accomplissement de sa mission, rendant en outre hommage à l'action entreprise par le président sortant de l'Union.

