« Rien ne justifie ce retard prémédité dans la formation du nouveau cabinet en vertu des usages constitutionnels et des coutumes consensuelles en vigueur. Aucune explication ne pourrait justifier rationnellement ce qui se produit, si ce n'est que certains continuent d'œuvrer pour que le Liban reste une arène de conflits extérieurs et pour faire de la décision libanaise l'otage de circonstances dangereuses (...) », a affirmé M. Mikati dans le cadre d'une cérémonie de remise de diplômes à Tripoli.
Aussi a-t-il appelé les Libanais à « un sursaut de conscience pour renouveler leur confiance dans leur pays et être solidaires afin de sauver le Liban de l'inconnu, et mettre fin à la descente aux enfers dangereuse et rapide vers le chaos où nous entraîne le vide au niveau du pouvoir exécutif incarné par le Conseil des ministres ».
« Le retard dans la formation du gouvernement constitue l'une des facettes de la crise nationale dont nous souffrons depuis un certain temps, et les initiatives internes et externes n'ont pu y mettre un terme, dans la mesure où certains s'obstinent à apposer leur propre concept à la démocratie, et d'autres tentent de mettre en pratique des usages et des mécanismes qui dépassent ce sur quoi les Libanais se sont entendus à Taëf », a poursuivi M. Mikati.
« C'est dans ce cadre que certains viennent nous parler de la nécessité de revoir les prérogatives constitutionnelles. Ce genre de propositions, même si elles semblent rationnelles pour certains, nécessitent un consensus national, qui n'existe même pas, pour former un gouvernement. Comment alors s'attaquer aux questions qui relèvent du pacte national ? » s'est interrogé l'ancien Premier ministre.

