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Moyen Orient et Monde - Médias

La presse vit des jours difficiles au Maroc

 « Le Monde » a été interdit après la publication d'une caricature de la famille royale.

Journalistes condamnés à des peines de prison, hebdomadaires saisis ou frappés de lourdes amendes, journaux étrangers interdits : la presse traverse des jours difficiles au Maroc, où les autorités et les tribunaux ont la main lourde. Dernier exemple, le blocage de la distribution du quotidien français Le Monde, qui a publié dans son édition datée du 22 octobre une caricature de la famille royale. Le Monde du 23 octobre a aussi été interdit pour des raisons similaires, le journal ayant reproduit une caricature publiée fin septembre par le quotidien marocain Akhbar el-Youm et jugée « irrespectueuse ». Ce dessin faisait allusion au récent mariage du prince Moulay Ismaïl, cousin du roi Mohammad VI, avec Anissa Lehmkuhl, une ressortissante allemande. Taoufik Bouachrine et Khaled Gueddar, respectivement directeur d'Akhbar el-Youm et auteur de la caricature, sont poursuivis pour « non-respect dû à un membre de la famille royale ». Et début octobre, le ministère de l'Intérieur a posé des scellés au siège du journal, interdisant l'accès aux journalistes. Le Monde avait déjà été interdit de vente au Maroc début août pour avoir publié un sondage sur le bilan des premières années du règne de Mohammad VI. Les numéros des hebdomadaires TelQuel et Nichane, qui avaient publié le même sondage, avaient été saisis et détruits. Le 16 juillet, c'était l'hebdomadaire français Courrier international qui était interdit, les autorités lui reprochant un article jugé diffamatoire à l'égard du roi.
Fin juillet, à l'occasion du 10e anniversaire de l'accession au trône de Mohammad VI, Reporters sans frontières (RSF) avait tiré un bilan contrasté de la liberté de la presse au Maroc : « Après de réelles avancées au début de son règne, les reculs et les crispations se sont multipliés, notamment à partir de 2002. » « C'est contraint et forcé que j'ai été obligé d'interdire l'entrée au Maroc » du journal Le Monde, a déclaré hier à l'AFP le ministre de la Communication Khalid Naciri. « Nous ne pouvons accepter ce qui est une atteinte directe à nos sentiments, une démarche présentant le Maroc comme un pays liberticide, a-t-il dit. Les propos du Monde nous ont profondément choqués. »
Journalistes condamnés à des peines de prison, hebdomadaires saisis ou frappés de lourdes amendes, journaux étrangers interdits : la presse traverse des jours difficiles au Maroc, où les autorités et les tribunaux ont la main lourde. Dernier exemple, le blocage de la distribution du quotidien français Le Monde, qui a publié dans son édition datée du 22 octobre une caricature de la famille royale. Le Monde du 23 octobre a aussi été interdit pour des raisons similaires, le journal ayant reproduit une caricature publiée fin septembre par le quotidien marocain Akhbar el-Youm et jugée « irrespectueuse ». Ce dessin faisait allusion au récent mariage du prince Moulay Ismaïl, cousin du roi Mohammad VI, avec...
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