M. Kouchner a rencontré, vendredi, le président libanais Michel Sleiman, le chef du Parlement, Nabih Berry, le Premier ministre désigné Saad Hariri, le ministre des AE Faouzi Salloukh et l'ancien Premier ministre Fouad Siniora.
"Cinq mois (...) après des élections qui furent des élections parfaites, reconnues par tout le monde, il n'y a pas de gouvernement au Liban. Vous ne pouvez pas rester ainsi", a affirmé le ministre en visite à Beyrouth.
"Vous favorisez les tendances les plus dangereuses de la région. (...) Soyez (...) conscients de l'enjeu, l'enjeu c'est votre sécurité, l'unité du Liban, la liberté du Liban, vous devez vous ressaisir", a-t-il martelé.
"Nous sommes inquiets", a-t-il ajouté, tout en exprimant son espoir que "dans les jours qui viennent cette formation gouvernementale verra le jour".
La majorité parlementaire au Liban, soutenue par Ryad et Washington, et la minorité, menée par le Hezbollah et appuyée par Damas et Téhéran, ne parviennent pas à former un gouvernement d'union nationale, en raison de différends sur la répartition des portefeuilles.
M. Kouchner a par ailleurs décrit une situation "pas très bonne" dans la région.
"Le processus de paix entre les Israéliens et les Palestiniens est au point mort, les efforts américains n'ont pas été suffisants pour l'heure", a constaté le ministre.
"Nous espérons qu'au mois de novembre le dialogue reprendra entre les Palestiniens et les Israéliens pour qu'enfin un État palestinien voie le jour", a-t-il ajouté.
"Dans cet équilire fragile, le Liban a besoin d'un gouvernement avec les représentations nécessaires et acceptées de toutes les parties, de toutes les communautés", a indiqué le ministre, en référence à la répartition confessionnelle des portefeuilles.
"Nous sommes prêts à aider dans tous les sens et nous le ferons", a-t-il indiqué, sans élaborer.
M. Kouchner a salué l'attitude de la Syrie, concernant le processus de formation du gouvernement. "Nous avons rétabli avec la Syrie des rapports normaux et on se voit souvent. La Syrie a respecté en effet ce qu'elle avait promis de ne pas influencer la constitution de ce gouvernement", a-t-il indiqué. Les relations entre Paris et Damas, ébranlées après l'assassinat du dirigeant libanais Rafic Hariri dans lequel le régime syrien est pointé du doigt, se sont améliorées en 2008, à la faveur notamment d'un changement d'attitude de la Syrie au Liban, selon la France. M. Kouchner a par ailleurs indiqué qu'il allait rencontrer cet après-midi "un représentant du Hezbollah" et le chef du CPL Michel Aoun. Le ministre français avait déjà rencontré un représentant du mouvement chiite en juillet dernier. Israël et les États-Unis considèrent le Hezbollah comme une organisation terroriste, ce qui n'est pas le cas de l'Union européenne.
"Cinq mois (...) après des élections qui furent des élections parfaites, reconnues par tout le monde, il n'y a pas de gouvernement au Liban. Vous ne pouvez pas rester ainsi", a affirmé le ministre en visite à Beyrouth.
"Vous favorisez les tendances les plus dangereuses de la région. (...) Soyez (...) conscients de l'enjeu, l'enjeu c'est votre sécurité, l'unité du Liban, la liberté du Liban, vous devez vous ressaisir", a-t-il martelé.
"Nous sommes inquiets", a-t-il ajouté, tout en exprimant son espoir que...


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