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Liban - Architecture

La Maison des arts dévoile sa vitrine du Liban culturel

Suite à une enveloppe de 20 millions de dollars débloquée par le sultanat d'Oman, la Maison des arts et de la culture sera construite au centre-ville par l'équipe milanaise d'Alberto Catalano (Teknoarch), avec Barbarangelo Licheri, Daniele Piludu et la Libanaise Soraya Frem.

En 2008, le sultanat d'Oman avait fait don de 20 millions de dollars pour la construction d'un centre libano-omanais à Beyrouth, baptisé la « Maison des arts et de la culture » (MAC). Clairement définie par l'ancien ministre de la Culture, Tarek Mitri, comme un « lieu dédié à la créativité, aux rencontres et échanges », la future institution se posera sur le lot 128-4, quartier Ghalghoul dans le centre-ville.
Lauréate du concours international d'architecture lancé pour la construction de la MAC, l'équipe milanaise d'Alberto Catalano a conçu le projet comme « une vaste piazza inscrite au sein de la ville », ouverte sur la petite place Gebran Khalil Gebran, située à proximité. « Et pour attirer les visiteurs, elle sera reliée aux différentes artères et rues de la capitale par de nombreuses entrées, sorties et passerelles, représentant de façon allusive les ruelles de la vieille ville », signale Alberto Catalano. « Par un traitement de sol, l'espace, jusqu'au pied du bâtiment de Jean Nouvel (place Riad el-Solh), présentera une certaine unité et s'étalera comme un énorme tapis d'art », précise pour sa part le concepteur du projet MAC et président de la société de conseil Gaïa-Héritage, Georges Zouein, ajoutant qu'« évidemment, la circulation automobile ne sera pas arrêtée, mais pour rendre les rues plus accessibles aux piétons, elles seront légèrement surélevées ».
Doté d'une vaste gamme d'espaces dédiés aux activités culturelles et artistiques, le bâtiment est composé de deux structures reliées entre elles par des galeries et des rampes. « D'un côté l'expressionnisme, de l'autre le rationalisme », indique Alberto Catalano, soulignant que le théâtre déploie une « architecture flamboyante » alors que l'édifice, abritant les studios de formation, de production, la médiathèque, la cinémathèque, les espaces d'exposition... offre un design « sobre », marqué d'une parure de « mailles métalliques - une sorte de moucharabié réinterprétée de façon moderne - pour laisser filtrer la lumière naturelle ». La façade donnant sur la petite place Gebran servira également d'écran géant pour la projection des programmes ou « de certains spectacles qui se dérouleront à l'intérieur ».
Quant au théâtre, il se décline en une énorme sculpture (fragmentée) de pierre locale traitée de façon à changer de teintes suivant les heures de la journée. La partie inférieure est habillée d'une patine artificielle de couleur cuivre oxydé (vert-de-gris). À l'intérieur, l'auditorium, qui est tapissé de bois de noyer ou d'érable (clin d'œil aux bois utilisés pour la fabrication du « oud »), occupe 1 500m², comporte 800 sièges et est « entièrement transformable ». Grâce à une ingénieuse technique, il peut adopter la configuration d'une salle de concert, de congrès, de cabaret ou encore de banquet... « Montées sur des vérins électriques guidés par ordinateur, les rangées de sièges peuvent être repliées puis englouties en une dalle plate sous le sol. Ainsi aplaties, on obtient le plateau qu'on veut », explique l'architecte italien. « Équipée d'une excellente acoustique, cette salle de spectacle et de musique sera le moteur du projet », souligne Georges Zouein, rappelant qu' « afin de stimuler la créativité dans différents champs d'action artistique, y compris les arts numériques et audiovisuels, et l'expérimentation dans des différents styles de musiques, la MAC a établi un programme dynamique présentant des activités quotidiennes de différentes tailles et envergures », et que Gaïa-Héritage continuera à « assurer le suivi du projet ». Un bulletin est publié régulièrement sur son site www.darbayrut.org 
En 2008, le sultanat d'Oman avait fait don de 20 millions de dollars pour la construction d'un centre libano-omanais à Beyrouth, baptisé la « Maison des arts et de la culture » (MAC). Clairement définie par l'ancien ministre de la Culture, Tarek Mitri, comme un « lieu dédié à la créativité, aux rencontres et échanges », la future institution se posera sur le lot 128-4, quartier Ghalghoul dans le centre-ville. Lauréate du concours international d'architecture lancé pour la construction de la MAC, l'équipe milanaise d'Alberto Catalano a conçu le projet comme « une vaste piazza inscrite au sein de la ville », ouverte sur la petite place Gebran Khalil Gebran, située à...
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