Si les Français contraignent Liverpool au partage des points dans deux semaines à Gerland, ils posséderont dès la quatrième journée de la première phase leur billet pour une place en huitièmes, pour la septième année consécutive.
Car Lyon réussit une phase de poule parfaite avec trois matches pour autant de succès face à la Fiorentina (1-0), à Debrecen (0-4) et donc mardi à Liverpool (1-2).
L'Olympique lyonnais retrouve ainsi sa réussite en première phase des automnes 2004, 2005 et 2006, au cours desquels le septuple champion de France avait plié son affaire assez rapidement.
Mais personne ne veut s'emballer, à l'image du président Jean-Michel Aulas : « Arithmétiquement, la qualification n'est pas faite, clame le patron. Debrecen ne prendra a priori pas de point dans cette poule, donc trois équipes peuvent avoir 12 points à l'arrivée. »
Sidney Govou affine la réflexion : « Nous sommes conscients que nous avons fait un grand, grand pas, explique le capitaine de l'OL. Nous avons le sentiment du devoir pratiquement accompli, mais il nous faut encore une victoire pour obtenir ce billet. »
« Finir le travail »
Une septième présence en huitièmes en dix participations en Ligue des champions passe donc par un résultat dans quinze jours face à Liverpool à Gerland.
« Le match retour va être important avec cette obligation pour Liverpool de gagner, se projette Claude Puel, l'entraîneur lyonnais. Il faudra finir le travail au prochain match, ce ne sera pas facile face à cette équipe de qualité et qui sait faire preuve de fierté. »
En attendant, l'OL peut savourer son 18e succès en 44 matches disputés à l'extérieur en Ligue des champions.
« C'est un authentique exploit, dit Jean-Michel Aulas. Remonter un but de retard à Anfield, c'est quelque chose d'incroyable, surtout avec la blessure de Cris qui venait en plus de celle de quatre défenseurs centraux. »
Claude Puel insiste : « Nous avons fini plus forts que nos adversaires. Je pense que c'est légitime d'avoir marqué sur la fin et cela récompense une très belle performance de notre équipe. Bravo aux joueurs, qui ont beaucoup donné, avec un état d'esprit retrouvé. Nous avons retrouvé le vrai Lyon. »
Le défenseur brésilien Cris, victime d'un choc avec Dirk Kuyt à la 32e minute, ne souffre que d'un KO sans perte de connaissance. Après avoir passé des examens à l'hôpital de Liverpool, il est revenu dans la nuit en même temps que ses coéquipiers dans l'avion qui les ramenait du nord-ouest de l'Angleterre.
Son remplaçant, Maxime Gonalons, un jeune milieu de terrain de 20 ans issu du centre de formation, allait endosser les habits du sauveur, lançant l'OL vers la victoire avec le but égalisateur.
Tout s'est en fait joué dans les vestiaires à la mi-temps.
« Claude Puel a fait une causerie remarquable et exceptionnelle, révèle Jean-Michel Aulas. Il a su jouer sur l'aspect tactique, mental, humain par rapport à la blessure de Cris. Et il a su donner la confiance à tous les joueurs. »


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