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Culture

La municipalité de Baalbeck répond à Maria Chakhtoura

Nous avons reçu de la municipalité de Baalbeck une réponse à l'article de Maria Chakhtoura publié dans « L'Orient-Le Jour » du 7 septembre dernier dans la rubrique « Humeur », sous le titre « Baalbeck, mon désamour ».
Nous publions ci-dessous la réponse intégrale, envoyée en français et en arabe, cachetée et signée par M. Bassam Raad, président de la municipalité.
«Dans son article paru le 7/9/2009 dans L'Orient-Le Jour n° 12660, sous la rubrique Culture en page 7, Mme Maria Chakhtoura nous a avancé des accusations et des illusions nées non de l'esprit ni de la croyance de la journaliste, mais dictées par le groupe de ceux qui sont gênés du rôle que peuvent jouer la municipalité de Baalbeck et les habitants de cette ville au sein de ses temples.
Face à ces accusations, nous affirmons ce qui suit :
Le voile est tombé, c'est vrai, mais c'était, en fait, celui de ceux qui exploitent Baalbeck, profitant de sa majesté, de son histoire et de sa place internationale, celui des ingrats, des avares qui retiennent leurs dons et qui ne présentent pas la moindre lampe pour éclairer le chemin des invités et des spectateurs qui ont fait le déplacement une ou plusieurs fois !!!
Le voile est tombé, c'était celui de ceux qui sont incapables de planter un arbre dans l'environnement des temples, et même incapables d'essuyer la poussière de l'une de ses pierres majestueuses.
Depuis plus de cinquante ans, Baalbeck connaît des festivals internationaux, dans le sens propre du terme, puisqu'ils se déroulent dans des temples incomparables...
Depuis plus de cinquante ans, Baalbeck ouvre son cœur et ses bras aux invités. Quelles sont alors les raisons de cette exploitation et de cette ingratitude ?
Ce que Mme Chakhtoura a évoqué au fil de ses lignes a souligné la stupéfaction de chaque habitant de Baalbeck, de chaque artiste, de chaque spectateur ayant participé à ces festivals.
Commençons par la prière du soir du muezzin, cette prière qui se fait depuis la nuit des temps, depuis l'édification de la première mosquée à Baalbeck et qui a gêné notre journaliste à qui l'on conseille de consulter les ulémas pour changer l'horaire de la prière ou la remettre, et de bien écouter leur réponse.
Quant à ce qu'elle qualifie de dialogues à coups de tirs de kalachinkov dans une ville comptant 150 mille habitants, c'est certainement la faute de quelqu'un qui célèbre l'une de ses propres occasions, faute dont souffrent toutes les villes et tous les villages libanais, et que dire de la souffrance de la capitale !
Bizarres sont les sens miraculeux et prodigieux de notre journaliste qui, à part les tirs de kalachinkov, les prières du muezzin, la musique à tue-tête, les radios à fond la caisse des personnes rôdant autour de la citadelle (notons que les gendarmes transforment l'environnement de la citadelle en une région close au cours des festivals, pour les voitures des personnalités, des VIP et des festivaliers), cette journaliste a pu écouter le tumulte des noces et des fêtes. Prions notre journaliste de nous excuser d'avoir oublier d'interdire les mariages et les fêtes les jours des spectacles !
Qu'elle puisse entendre le moindre bruit, et qu'elle puisse distinguer et classer les sons malgré toute cette perturbation, c'est bizarre !!!
Bizarre est le cas de cette journaliste dont les sens ont conservé leur degré de finesse sous la pression des parasites. Outre son ouïe miraculeuse et prodigieuse, sa capacité olfactive ne passe pas sans louanges : elle a pu flairer les odeurs du méchoui, de la sfiha et des ordures !?!
Tout cela se déroule dans une place qu'elle a n'a pas quittée, suivant avec plaisir les 7 jours des spectacles... À vrai dire, nous croyons qu'elle n'y a jamais assisté !!!...
Bizarre et scandaleuse est l'affaire de cette journaliste qui n'a pas précisé le moment du ramassage des ordures et qui a cependant évoqué le moment où on les brûle, des ordures qui n'ont pas été ramassées le jour, selon notre journaliste ??? Que brûle-t-on alors la nuit sinon des ordures ramassées le jour ???! Contradiction scandaleuse et bizarre !!...
Nous ne savons pas sur quel rythme et quel tempérament notre journaliste règle sa montre... et son stylo !!!
Quant à ses interrogations sur ce que veulent les gens de Baalbeck et leurs édiles, nous lui affirmons qu'ils veulent être à l'abri de ceux qui forgent des mensonges, ceux qui s'amusent à les déshonorer et à leur ôter les droits ! Le droit d'avoir des billets à offrir aux VIP, par exemple, ces VIP qui présentent des projets et des services ayant pour but d'alléger la privation des droits de cette ville, ces billets qu'on paie parfois obligatoirement pour jouer le rôle d'une municipalité hospitalière, cette municipalité privée d'avoir un nombre suffisant de billets !
Savez-vous, chère Mme Chakhtoura, que la municipalité fait de son mieux pour réussir ces festivals qui n'auraient pas eu lieu sans son consentement, un consentement donné après une demande écrite envoyée de la part des comités et des festivaliers ?
C'est une décision prise de la part de la municipalité, c'est une décision qui émane de la volonté des Baalbeckiotes et de leurs édiles. S'agit-il alors d'une interdiction, comme vous le signalez ??!! Révisez, chère journaliste, vos préjugés et vos prétentions...
Cette municipalité, dans le cadre de son encouragement des activités culturelles et touristiques, a organisé des festivals en coopération avec le Centre culturel français et l'ambassade de l'Indonésie, outre les festivals dans les temples, et que dire des autres activités locales.
Seule Mme Chakhtoura a anticipé en écrivant un article pareil que même un critique juste et équitable n'adopterait pas.
Une faille existe, certes, entre Baalbeck, et ceux qui l'exploitent et ceux qui se moquent d'elle, ceux qui ont dépassé toutes les normes, toutes les lignes rouges, au point de blesser son honneur et celui de ses édiles. Là, le silence serait un athéisme, une incroyance.
Vu que la citadelle est un symbole de notre ville et non pas un château propre à une certaine dame auparavant dorlotée, la morale réside dans l'avenir. »
«Dans son article paru le 7/9/2009 dans L'Orient-Le Jour n° 12660, sous la rubrique Culture en page 7, Mme Maria Chakhtoura nous a avancé des accusations et des illusions nées non de l'esprit ni de la croyance de la journaliste, mais dictées par le groupe de ceux qui sont gênés du rôle que peuvent jouer la municipalité de Baalbeck et les habitants de cette ville au sein de ses temples.Face à ces accusations, nous affirmons ce qui suit :Le voile est tombé, c'est vrai, mais c'était, en fait, celui de ceux qui exploitent Baalbeck, profitant de sa majesté, de son histoire et de sa place internationale, celui des ingrats, des avares qui retiennent leurs dons et qui ne présentent pas la moindre lampe pour éclairer le chemin des...
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