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Moyen Orient et Monde - France

Après les polémiques, Sarkozy tente de remobiliser à droite

Affaires Jean Sarkozy et Frédéric Mitterrand, fiscalité écologique, présence en Afghanistan... le président français fait le point.
Le président français Nicolas Sarkozy a cherché à remobiliser sa majorité de droite, troublée par les polémiques successives, en particulier celle concernant son fils Jean, en donnant hier une interview fleuve au journal progouvernemental, Le Figaro. Affaires Jean Sarkozy et Frédéric Mitterrand, fiscalité écologique, présence en Afghanistan, incitations financières contre l'absentéisme scolaire : le président français a tenté de déminer le terrain sur tous ces sujets sensibles.
Il a dénoncé la « méchanceté » des attaques contre son fils Jean, dont la probable élection à 23 ans à la tête du plus grand quartier d'affaires d'Europe suscite des accusations de népotisme. Il a également apporté son soutien à son ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, critiqué pour des écrits sur le tourisme sexuel. Il a par ailleurs exclu toute hausse d'impôts, réaffirmé que le produit de la nouvelle taxe carbone serait intégralement remboursé aux ménages et écarté tout envoi de troupe supplémentaire en Afghanistan. Il a enfin jugé la situation politique à mi-mandat meilleure que celle de ses prédécesseurs.
« Il ne faut pas confondre le climat du milieu médiatique, qui est par construction politisé et agité, avec la réalité de la société française », estime le président français, confronté au mécontentement grandissant d'une partie des députés du parti majoritaire UMP. L'opposition socialiste a dénoncé l'« autosatisfaction » du chef de l'État. Nicolas Sarkozy « continue une politique qui nous mène dans le mur dans tous les domaines et je pense que beaucoup de députés UMP doivent partager notre point de vue », a jugé la chef du PS, Martine Aubry, sur la radio France-Inter, soulignant la hausse des déficits et du chômage. Nicolas Sarkozy s'efforce « de siffler la fin de la récréation », se félicite quant à lui le directeur de la rédaction du Figaro, Étienne Mougeotte, dans son éditorial, ajoutant même que « si certains ou certaines ministres se sentent mal à l'aise au gouvernement, la porte est grande ouverte ». Une allusion à de récentes déclarations de la secrétaire d'État aux Sports Rama Yade, âgée de 32 ans, d'origine sénégalaise et l'un des visages de l'ouverture aux minorités du gouvernement, qui a récemment appelé à ne « pas ignorer l'émotion » suscitée par les affaires Jean Sarkozy et Frédéric Mitterrand.
« Sarkozy entreprend dès aujourd'hui la reconquête de son électorat déboussolé », constatait hier le quotidien populaire Le Parisien, qui relève que les polémiques successives « ont heurté de plein fouet les valeurs de la droite ». La tâche s'annonce difficile : d'après un sondage publié par ce même quotidien, une majorité de sympathisants de droite (51 %) est en désaccord avec la probable élection de Jean Sarkozy à la tête du quartier d'affaires de la Défense et avec l'instauration de la taxe carbone, censée placer Paris à la pointe de la lutte contre le réchauffement climatique (52 %). « L'accusation de népotisme est l'une des pires qu'on puisse imaginer pour le tenant du "travailler plus pour gagner plus" », jugeait de son côté le quotidien de gauche Libération, en référence au slogan de campagne de Nicolas Sarkozy.
Nicolas Sarkozy a d'ailleurs tenté de contre-attaquer sur le terrain social, en allant jeudi annoncer des investissements et des créations d'emploi à Gandrange (Est), site sidérurgique du groupe ArcelorMittal dont il a fait un symbole du maintien d'activités industrielles sur le sol français. La visite impromptue, pendant cette période de controverses, a été dénoncée comme une « manœuvre politique » par les syndicats.
Le président français Nicolas Sarkozy a cherché à remobiliser sa majorité de droite, troublée par les polémiques successives, en particulier celle concernant son fils Jean, en donnant hier une interview fleuve au journal progouvernemental, Le Figaro. Affaires Jean Sarkozy et Frédéric Mitterrand, fiscalité écologique, présence en Afghanistan, incitations financières contre l'absentéisme scolaire : le président français a tenté de déminer le terrain sur tous ces sujets sensibles.Il a dénoncé la « méchanceté » des attaques contre son fils Jean, dont la probable élection à 23 ans à la tête du plus grand quartier d'affaires d'Europe...
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