Lors d'un déjeuner au Liban en 2005, « il m'a été rapporté, devant toute la famille, que c'était grâce à Imad et à l'intervention de Dominique de Villepin que la petite Zoé était entrée au Lycée français » à la rentrée 2004, a témoigné M. Gonthier, parent par alliance de Imad Lahoud. La petite Zoé étant la nièce de Imad Lahoud, une telle intervention corroborerait une proximité entre l'ancien Premier ministre et l'agrégé de mathématiques, proximité que M. de Villepin a toujours niée.
L'avocat de Dominique de Villepin, Me Olivier Metzner, est alors intervenu pour rappeler qu'à l'époque, « Dominique de Villepin n'était pas au Quai d'Orsay, alors que la femme de Imad Lahoud, elle, y était ». Il n'aurait donc pu intervenir auprès du Lycée français. « Je ne suis pas un adepte de l'interventionnisme personnalisé », a acquiescé l'ancien diplomate, avant de se rasseoir.
Démenti de la mère de Zoé
À Beyrouth, la sœur de Imad Lahoud et mère de Zoé, Mme Malaké Chaoui, a précisé, dans un droit de réponse adressé à L'Orient-Le Jour, n'avoir jamais demandé à qui que ce soit d'intervenir pour que sa fille intègre le Lycée français, précisant que celle-ci n'est plus scolarisée au Lycée franco-libanais, mais à Notre-Dame de Jamhour. « En 2004, a-t-elle ajouté, j'ai effectivement inscrit Zoé au lycée, et ce par défaut car je venais d'écoper d'un refus de Jamhour. Zoé est rentrée au lycée sans l'aide de personne, pour la simple raison qu'elle possède un passeport français. »
Mme Malaké Chaoui a conclu : « Je pense aussi que ce tissu de mensonges n'intéresse personne. Mon frère est actuellement jugé par la justice. Je crois que s'il a fait quelque chose de mal, il en paiera le prix. Entre-temps, Zoé ma fille, qui n'a pas encore ses 10 ans, n'a absolument rien à voir dans cette histoire. Laissez-la en paix ! »


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