France
L'arrivée de Jean Sarkozy à la tête
de la Défense dérange
L'arrivée annoncée de Jean Sarkozy, 23 ans, à la tête de l'Établissement public d'aménagement de la Défense (EPAD), le grand quartier d'affaires parisien, a suscité de vives critiques de l'opposition qui y voit un cas flagrant de népotisme. Le fils cadet du président de la République doit succéder à Patrick Dévedjian, qui a atteint la limite d'âge pour ce poste (65 ans). « Il ose tout. Après, tout le monde plie parce qu'il a le nom qu'il a », a estimé la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot. Le président du MoDem, François Bayrou, déplore aussi la nomination de Jean Sarkozy, un homme « (...) de 23 ans sans aucune compétence particulière », à la tête de l'EPAD, « un des intervenants les plus puissants dans l'aménagement au niveau européen ». Une pétition lancée sur Internet par « des habitants de la Défense inquiets » a déjà recueilli plus de 2 500 signatures. « Présider un tel établissement demande compétence et expérience », peut-on lire sur le site. « Jean Sarkozy, nous vous invitons à terminer vos études de droit et à faire quelques stages en entreprise... avant, peut-être un jour, qui sait, de repostuler à ce poste autrefois occupé par votre père. »
Nouvelle thèse sur la disparition de Ben Barka
Le corps de Mehdi Ben Barka aurait été incinéré près de Paris, selon des révélations faites à l'hebdomadaire Le Journal du dimanche par un écrivain français, Georges Fleury, qui dit détenir « depuis 25 ans » un rapport de gendarmerie jusqu'alors inconnu et qui n'est pas versé au dossier judiciaire. Ces révélations ont été accueillies avec prudence par des proches de l'opposant marocain. Ben Barka, chef de file de l'opposition marocaine en exil, a disparu le 29 octobre 1965 à Paris, lors d'une opération menée par les services marocains du roi Hassan II avec la complicité de policiers et de truands français. L'affaire n'a jamais été totalement élucidée malgré deux instructions judiciaires. Le corps de Ben Barka n'a pas été découvert et les conditions de sa mort n'ont pas été établies.
Union européenne
La Pologne ratifie
le Traité de Lisbonne
Le président polonais, Lech Kaczynski, a signé samedi le Traité de Lisbonne, parachevant ainsi la ratification par la Pologne de ce texte dont le destin se joue à présent à Prague, où le président eurosceptique Vaclav Klaus a posé de nouvelles conditions pour signer. Le Parlement polonais avait adopté le texte en avril 2008. Un événement plus anecdotique a retardé encore de quelques secondes la signature. Au moment de signer, le président polonais a été obligé de remplacer son stylo-plume, celui-ci refusant d'écrire. L'encre avait apparemment séché.
Somalie
Des soldats français repoussent une attaque de pirates
Pour la première fois depuis la mise en place du dispositif en juillet, des militaires français assurant la protection à bord de bateaux de pêche français dans l'océan Indien ont ouvert le feu samedi sur des pirates somaliens pour repousser une attaque contre deux thoniers. Un navire des garde-côtes des Seychelles a ensuite capturé un bateau mère et un petit esquif de ces pirates, tandis qu'une autre petite embarcation a pu prendre la fuite. L'incident, qui a eu lieu à environ 195 milles nautiques (350 km) au nord de l'archipel des Seychelles, n'a fait aucun blessé côté français.
Madagascar
Rajoelina désigne un nouveau Premier ministre de consensus
Le président malgache autoproclamé Andry Rajoelina a désigné Eugène Mangalaza au poste de Premier ministre comme le prévoyait l'accord conclu mardi sur la mise en oeuvre du partage du pouvoir à Madagascar. M. Rajoelina, à la tête du pays depuis un coup d'État en mars, a entériné cette nomination peu après avoir publiquement exprimé son soutien à l'accord de répartition des principaux postes du futur gouvernement de transition, qui lui permet de conserver la présidence. Eugène Mangalaza est un professeur d'anthropologie sociale proche de l'ancien président Didier Ratsiraka, mais il est considéré comme neutre politiquement. L'accord de partage du pouvoir n'a pas encore été entériné par l'ancien président Marc Ravalomanana, qui vit en exil en Afrique du Sud après avoir été renversé par M. Rajoelina.
Gaza
Des blessés lors
d'une fusillade entre deux groupes palestiniens
Une fusillade entre des activistes de deux groupes radicaux palestiniens a eu lieu samedi dans la bande de Gaza, faisant plusieurs blessés, a-t-on appris d'une source au sein des services de sécurité du Hamas et auprès de témoins. Les hommes armés appartiennent tous au puissant clan familial des Doghmouch, mais sont divisés entre l'Armée de l'islam et Alwiyate al-nasr, a indiqué à l'AFP une source au sein des services de sécurité du Hamas, qui contrôle le territoire palestinien. Selon cette source, le différend est d'origine familiale.
Le Jihad accuse le Hamas d'empêcher les tirs
de roquettes
Le Jihad islamique a accusé le Hamas, son rival au pouvoir dans la bande de Gaza, de l'empêcher de tirer des roquettes sur Israël. Selon un responsable de cette faction palestinienne radicale, des policiers du Hamas ont intercepté des commandos du Jihad armés de roquettes à trois reprises le mois dernier. « On nous a empêchés de lancer des roquettes », a déclaré à Reuters ce responsable du Jihad, selon qui le Hamas a également interdit un rassemblement prévu par ce groupe.
Égypte
Un député appelle
à prendre d'assaut
les ambassades
d'Israël
Un député islamiste égyptien, Soubhi Saleh, a appelé hier à prendre d'assaut les ambassades d'Israël dans le monde si les Israéliens entrent sur le site de la mosquée al-Aqsa à Jérusalem. « Les ambassades jouissent d'une immunité diplomatique, mais nos lieux saints ont aussi une immunité divine. Si les Israéliens rentrent à al-Aqsa, on doit rentrer dans leurs ambassades », a-t-il ajouté. Parallèlement, vingt-quatre membres des Frères musulmans, principale force d'opposition en Égypte, ont été arrêtés samedi après avoir participé à des sit-in pour protester contre les « agissements » israéliens à Jérusalem, selon une source de sécurité. Tous les détenus ont été déférés devant la justice.
Yémen
Le chef de la rébellion zaïdite se dit prêt
à un « dialogue national »
Le chef de la rébellion zaïdite chiite au Yémen, Abdel Malek al-Houthi, dont les combattants sont la cible d'une offensive de l'armée, a affirmé être prêt à « un dialogue national » proposé par l'opposition. « Nous sommes prêts à répondre positivement à toutes les initiatives nationales et à nous tenir aux côtés de tous les honorables soucieux de sauver le pays de la corruption et de l'injustice », écrit-il dans un communiqué, publié en réponse à l'offre du collectif de l'opposition.
Koweït
Une élue veut amender une loi qui impose
la charia
Une élue libérale du Koweït, Rula Dashti, a soumis hier un amendement de la loi électorale, qu'elle veut expurger d'un article imposant aux femmes de se conformer à la charia, la loi islamique. Cet article avait été introduit il y a quatre ans lorsque les femmes avaient obtenu leurs droits politiques. Bien que ne spécifiant pas à quoi les femmes doivent se conformer, il avait été interprété par les islamistes comme imposant aux élues et aux électrices le port du hijab, le voile musulman.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef