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Liban - Sécurité

Aïn el-Remmaneh : huit personnes déférées devant le parquet

Huit personnes ont été déférées devant le parquet de cassation en relation avec les incidents de Aïn el-Remmaneh.

Des sources des services de sécurité ont indiqué hier à l'agence al-Markaziya que la direction des renseignements de l'armée avait déféré devant le parquet de cassation huit individus ayant pris part aux incidents survenus mardi dernier à Aïn el-Remmaneh et qui avaient fait un tué, Georges Abou Madi.
Ces sources ont ajouté que la direction des renseignements avait auparavant relâché quatre autres personnes qui avaient été précédemment arrêtées et dont l'implication dans ces incidents n'a pas été démontrée.
Selon ces sources, on s'attend à ce que les aveux faits par les personnes poursuivies aident, dans les prochaines heures, à éclairer l'enquête en cours sur ces incidents.
Sur un autre plan, et toujours selon al-Markaziya, le commandement de l'armée et la direction générale des FSI ont mis au point un plan coordonné qui sera mis en place dans les quarante-huit heures à Beyrouth et dans toutes ses banlieues « sans exception ».
Ce plan, ajoute l'agence, vise notamment à combattre les vols commis par des conducteurs de motocycles et de mobylettes.
Une source a indiqué à l'agence qu'une bande organisée est à l'origine de la multiplication ces temps-ci des vols de sacs dans la capitale et son agglomération.

Geagea : À Tripoli, des incidents « politiques »
Sur le plan politique, la dégradation de l'état de sécurité, à la suite des incidents de Aïn el-Remmaneh et de Tripoli, est au centre des prises de position publiques, notamment dans les milieux de la majorité.
Le chef du comité exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a souligné hier que, selon son analyse personnelle, et avant d'être en possession de données factuelles, les incidents de Tripoli seraient « l'œuvre d'une partie quelconque désireuse de réaliser des objectifs politiques ».
« Quant à ceux de Aïn el-Remmaneh, ils ne sont pas l'œuvre d'une partie politique, mais seulement d'un groupe de hors-la-loi encouragés par leur sentiment d'être protégés par des fractions ou des partis politiques déterminés », a ajouté M. Geagea, invitant « le Hezbollah et le mouvement Amal à n'assurer une couverture à personne cette fois-ci ».
De son côté, le député Boutros Harb, qui a développé une analyse similaire des incidents de Aïn el-Remmaneh et de Tripoli, a estimé que dans ce dernier cas, « il existe des parties lésées par les chances d'entente interlibanaise ».
M. Harb a appelé les forces de l'ordre à faire preuve de « davantage de détermination » et réclamé des services de renseignements qu'ils révèlent les sources des tirs.
Son collègue du Courant du futur, Ahmad Fatfat, a souligné qu'il serait « vain » de chercher une solution aux questions sécuritaires en l'absence de décision politique.
« Il n'y a pas un seul pays au monde où les forces de l'ordre sont interdites d'accès à certaines zones », a fait valoir M. Fatfat, relevant l'existence de cinq sites palestiniens hors des camps, « ce qui rend l'action des services de sécurité extrêmement difficile ».
« En outre, a-t-il poursuivi, il y a une logique d'autonomie qui s'est développée dans certaines régions. On y a le sentiment de la capacité d'entreprendre n'importe quelle action sans aucune dissuasion policière. »
Évoquant le cas de la banlieue sud de Beyrouth, il a souligné que le problème posé par cette région est lié à une décision politique. Pour lui, la solution se trouve dans « l'application de la Constitution, en vertu de laquelle il existe une légalité unique dans le pays ».
Le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, a quant à lui réclamé de l'armée et des FSI de prendre « des mesures concrètes et radicales visant à mettre un terme définitif aux incidents ambulants ».
Il a également appelé les Libanais à « faire preuve de vigilance pour ne pas se laisser entraîner dans le piège du complot ourdi contre le Liban et visant à rallumer les feux de la discorde ».
Enfin, le journal syrien al-Watan a affirmé l'existence d'« un projet extérieur assimilable à un complot et visant à réactiver les failles politiques et les lignes de friction dans la structure libanaise, en particulier dans les régions historiquement sensibles comme Aïn el-Remmaneh et la ligne Bab el-Tebbaneh - Baal Mohsen à Tripoli ».
L'objectif, selon al-Watan, est de « dynamiter les points positifs enregistrés jusqu'ici sur le plan de l'entente interlibanaise et de neutraliser l'impact positif du rapprochement interarabe ».

Des sources des services de sécurité ont indiqué hier à l'agence al-Markaziya que la direction des renseignements de l'armée avait déféré devant le parquet de cassation huit individus ayant pris part aux incidents survenus mardi dernier à Aïn el-Remmaneh et qui avaient fait un tué, Georges Abou Madi.Ces sources ont ajouté que la direction des renseignements avait auparavant relâché quatre autres personnes qui avaient été précédemment arrêtées et dont l'implication dans ces incidents n'a pas été démontrée.Selon ces sources, on s'attend à ce que les aveux faits par les personnes poursuivies aident, dans les prochaines heures, à éclairer l'enquête en...
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