Après ses explications, Mitterrand devrait rester au gouvernement
OLJ /
le 10 octobre 2009 à 01h20
Le ministre français de la Culture Frédéric Mitterrand, au cœur d'une vive polémique depuis trois jours, semblait avoir sauvé sa tête hier, après s'être défendu de toute « apologie » du tourisme sexuel et de la pédophilie. Le porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon, qui a pris « acte » de ses explications, ne réclamait plus hier la démission de Frédéric Mitterrand qui, de plus, devait accompagner le président Nicolas Sarkozy à l'inauguration d'une exposition à Paris dans la journée. Contraint de s'expliquer après des appels à la démission venus de l'extrême droite puis d'une partie de la gauche, Frédéric Mitterrand a affirmé jeudi soir à la télévision que son livre n'était « en aucun cas une apologie du tourisme sexuel », ni « de la pédophilie ». Il a soutenu que son livre, « La mauvaise vie », au cœur du scandale, n'était « pas un récit totalement autobiographique ». Dans un des chapitres de cet ouvrage, paru en 2005 sans avoir suscité la moindre controverse, le narrateur relate des expériences sexuelles avec des « garçons » prostitués en Thaïlande. « Je condamne le tourisme sexuel qui est une honte, je condamne la pédophilie à laquelle je n'ai jamais participé d'aucune manière », a-t-il affirmé, déclarant qu'il n'avait « jamais » envisagé de démissionner et qu'il conservait « la confiance » du président. « Dont acte, c'était une déclaration qui était attendue de la part d'un ministre qui a longtemps entretenu l'ambiguïté sur ce sujet dans les déclarations qu'il avait faites autour de son livre », a sobrement déclaré vendredi Benoît Hamon, tout en estimant que l'affaire laisserait des « traces ». La presse française soulignait hier dans son ensemble la « sincérité » d'un homme de culture et de télévision de 62 ans venu « défendre (son) honneur », mais restait partagée quant au fond de l'affaire.
Le ministre français de la Culture Frédéric Mitterrand, au cœur d'une vive polémique depuis trois jours, semblait avoir sauvé sa tête hier, après s'être défendu de toute « apologie » du tourisme sexuel et de la pédophilie. Le porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon, qui a pris « acte » de ses explications, ne réclamait plus hier la démission de Frédéric Mitterrand qui, de plus, devait accompagner le président Nicolas Sarkozy à l'inauguration d'une exposition à Paris dans la journée. Contraint de s'expliquer après des appels à la démission venus de l'extrême droite puis d'une partie de la gauche, Frédéric...
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