En tête du groupe 4 depuis la 1re journée et invaincue en huit rencontres, la Nationalmannschaft n'a pourtant pas encore réservé son billet pour l'Afrique du Sud et n'est pas à l'abri d'une mauvaise surprise.
La faute à son seul faux pas (3-3 à Helsinki en septembre 2008) et à la série en cours de six victoires consécutives de la Russie.
Avec un point d'avance sur leurs adversaires de samedi, les vice-champions d'Europe 2008 jouent à quitte ou double : un succès à Moscou les enverra en Afrique du Sud, tandis qu'en cas de nul ou de défaite, les cartes seront redistribuées avant la dernière journée où l'Allemagne reçoit la Finlande mercredi et la Russie se déplace chez la lanterne rouge, l'Azerbaïdjan.
Une certitude, Allemands et Russes sont au moins assurés de disputer les barrages les 14 et 18 novembre.
Mais ce possible rattrapage n'intéresse pas Joachim Löw : « Lors des matches décisifs, nous avons toujours réussi à mobiliser 100 % de nos arguments », rappelle le sélectionneur allemand.
« C'est même une particularité allemande : on sait obtenir les points importants », renchérit son capitaine Michael Ballack, « persuadé de se qualifier directement ».
Avant de décrocher le droit de participer à leur 17e phase finale d'une Coupe du monde - la 15e consécutive -, les triples champions du monde doivent venir à bout de la 6e nation au classement FIFA sur la pelouse synthétique du stade Luzhniki.
Klose muet
« On a fait tout ce qui était humainement possible pour être prêt. Les premières séances ont été difficiles, mais les joueurs savent maintenant comment réagir », insiste Löw qui, pour habituer ses joueurs à cette surface, les a rassemblés sur un terrain similaire du club de 1re division de Mayence.
Autre inquiétude, l'inefficacité en championnat d'Allemagne des attaquants convoqués pour ce choc : Klose, Gomez, Podolski et Cacau n'ont marqué que quatre buts cette saison.
« Il n'y a aucune raison de douter d'eux. Quand on voit leurs statistiques en équipe nationale, on a toutes les raisons d'être confiants », balaye Ballack, en référence à Klose, muet en Bundesliga avec le Bayern mais 3e meilleur réalisateur de l'histoire de la Nationalmannschaft avec 47 buts en 91 sélections.
Guus Hiddink y voit même une raison de plus de craindre cette équipe d'Allemagne : « Les attaquants vont vouloir montrer ce dont ils sont capables, c'est un inconvénient pour nous », assure le technicien néerlandais qui avait conduit la sélection russe en quarts de finale de l'Euro 2008.
Comme Löw, Hiddink peut aligner sa meilleure formation possible avec notamment Andreï Arshavin.
« Il a un rôle-clef, tant il est imprévisible », reconnaît Löw. « On est assuré de finir au pire à la 2e place, ce qui nous permet samedi de prendre tous les risques en attaque », prévient Hiddink, recruté à prix d'or 2006 pour conduire la Russie en Afrique du Sud.


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