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Liban - Réactions

Optimisme très prudent au Liban après le sommet Assad - Abdallah

Le sommet qui a réuni hier à Damas le président syrien Bachar el-Assad et le roi Abdallah d'Arabie saoudite a été accueilli avec un optimisme très prudent, voire parfois avec une pointe de scepticisme, dans les milieux politiques libanais.
Le ministre sortant des Finances, Mohammad Chatah, a estimé que la rencontre entre les deux chefs d'État constituait « un développement positif sur le plan arabe » et a émis l'espoir qu'elle aurait des répercussions positives.
« Cependant, a ajouté M. Chatah, ce qui est plus important pour le Liban, c'est de se prémunir contre le fait que c'est l'existence ou l'inexistence de telles rencontres qui détermine son sort, celui de ses gouvernements et celui de sa prospérité. »
« Si la formation du gouvernement libanais dépend du climat estival ou hivernal qui prévaut sur les relations interarabes, cela signifie que nous avons un grand problème », a-t-il ajouté.
Boutros Harb, député de Batroun, a considéré pour sa part que le sommet Assad-Abdallah est « susceptible de favoriser une décrispation du climat ». Cela permettrait, selon lui, « d'assouplir certaines prises de position locales, généralement influencées par le contexte régional, et donc d'en finir avec les conditions rédhibitoires posées (par l'opposition) pour la formation du gouvernement ».
Pour M. Harb, les répercussions positives du meilleur climat arabe sur le Liban « ne suffiront que s'il y a une volonté et une entente interlibanaise pour former un gouvernement loin de ces conditions ».
Simon Abiramia, député CPL de Jbeil, a souligné que l'Arabie saoudite et la Syrie « peuvent compter, chacune d'elles, sur un certain nombre de forces politiques au Liban ». Souhaitant que cette rencontre ait des effets positifs dans le pays et se traduise par une mise en place prochaine du cabinet, il a néanmoins souligné « la nécessité pour les Libanais de couper le cordon ombilical avec l'extérieur de façon à libaniser les problèmes et à faciliter leurs solutions ».
L'Option libanaise, que dirige Ahmad el-Assaad, a estimé que le sommet syro-saoudien est susceptible de conduire à la formation d'un gouvernement libanais.
L'OL a toutefois ajouté que ce gouvernement « ne satisferait point les aspirations des Libanais, car il n'apporterait pas de solutions radicales et se contenterait de gérer la crise ».
L'ancien Premier ministre Sélim Hoss a qualifié la rencontre de Damas d'« historique » et jugé qu'elle aurait « certainement des effets positifs sur les relations interarabes ». M. Hoss a toutefois déploré l'absence de la « grande sœur », l'Égypte, de cette embellie. Par ailleurs, il n'a pas évoqué les répercussions possibles du sommet sur le Liban.
Le député Ali Khreiss, membre du Bloc de la libération et du développement (de Nabih Berry), a, lui aussi, estimé que la rencontre entre les deux grands hommes constituait « un événement historique ».
M. Khreiss, qui s'exprimait avant le sommet, avait affirmé que la question libanaise allait occuper la plus grande part des discussions.
L'ancien chef de l'État Émile Lahoud a, quant à lui, vu dans le sommet de Damas un « soutien à la position de fermeté adoptée par la Syrie ».
Pour Ammar Houry, député du Courant du futur, le sommet « n'aura pas des effets bouleversants ». « C'est un développement positif par lequel les questions qui font l'objet d'un accord deviennent une réalité concrète et qui crée un cadre pour la gestion des désaccords », a-t-il dit.
Comme M. Harb, M. Houry a souligné que la rencontre aboutira à ce que « les alliés libanais de l'axe syro-iranien allègeront leurs conditions rédhibitoires ».
Son collègue Atef Majdalani a aussi évoqué la possibilité d'un assouplissement des positions de la minorité parlementaire. De plus, il a dit s'attendre à ce que la presse syrienne « cesse de dresser une feuille de route pour les doléances excessives de cette minorité ».

Le ministre sortant des Finances, Mohammad Chatah, a estimé que la rencontre entre les deux chefs d'État constituait « un développement positif sur le plan arabe » et a émis l'espoir qu'elle aurait des répercussions positives.« Cependant, a ajouté M. Chatah, ce qui est plus important pour le Liban, c'est de se prémunir contre le fait que c'est l'existence ou l'inexistence de telles rencontres qui détermine son sort, celui de ses gouvernements et celui de sa prospérité. »« Si la formation du gouvernement libanais dépend du climat estival ou hivernal qui prévaut sur les relations interarabes, cela signifie que nous avons un grand problème », a-t-il ajouté.Boutros Harb,...
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