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Liban - Diplomatie

La France presse le Liban de former un gouvernement

Au terme d'une visite de trois jours à Beyrouth, Henri Guaino, conseiller spécial du chef de l'État français, a appelé le Liban à se doter « le plus rapidement possible d'un gouvernement ».

« La France considère qu'il est de l'intérêt de tout le monde, d'abord de l'intérêt du Liban et des Libanais, mais aussi de l'intérêt de la stabilité et de la paix dans la région (...) que le Liban se dote le plus rapidement possible d'un gouvernement. » Voici, en bref, le message transmis par Henri Guaino, conseiller spécial du président de la République française, à ses interlocuteurs libanais, au cours d'une visite de trois jours.
« La France est disposée à aider du mieux qu'elle le pourra », a poursuivi M. Guaino dans un point de presse qu'il a tenu à l'aéroport avant son départ, constatant chez les responsables libanais « un relatif optimisme sur la conclusion de cette crise gouvernementale ». « J'ai bon espoir, compte tenu de ce qu'on m'a dit, qu'elle soit rapidement résolue », a-t-il assuré. Et d'ajouter : « Dans cette crise, la France ne choisit évidemment aucun camp, aucune famille politique. Elle veut avoir des relations de confiance avec tous les acteurs et tous les partis. »
Réitérant l'attachement de son pays à « l'indépendance, la prospérité, et l'avenir » du Liban, M. Guaino a souligné que pour la France, il est important « qu'au Liban, toutes les communautés, les religions et les cultures puissent trouver leur place dans la vie politique » et « vivre en harmonie ». « Le Liban a besoin pour être gouverné d'avoir non seulement une démocratie (...), mais d'être aussi capable de faire l'union nationale pour que la cohésion du pays puisse être assurée », a-t-il indiqué.
En ce qui concerne le prochain sommet entre le roi d'Arabie saoudite et le président syrien, Henri Guaino a noté que cette « rencontre est positive pour la paix dans la région et pour le Liban », mais la formation du gouvernement relève de « la responsabilité des Libanais », a-t-il estimé.
Évoquant le processus de paix, M. Guaino a signalé que la France est décidée à tout faire pour que celui-ci reprenne au Moyen-Orient et qu'« il progresse rapidement », affirmant dans ce cadre qu'« il n'y aura pas (...) de paix si la question libanaise n'est pas incluse dans le processus ». « Le Liban ne peut pas rester impunément pour tout le monde un foyer de tension et d'affrontements dans un Moyen-Orient qui recherche la paix », a-t-il dit.
La visite de M. Guaino coïncidait avec celle, effectuée dimanche à Damas, du secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, et du conseiller diplomatique du président français, Jean David Levitte. À la question de savoir si sa visite au Liban ne s'inscrivait pas dans le cadre du forcing que la France ferait pour que la Syrie et l'Union européenne signent un accord de partenariat, M. Guaino a assuré que Paris « souhaite que la coopération de chacun et tous s'intensifie ». « Il n'y a pas de forcing, il y a des discussions, a-t-il signalé. Dans la visite de Claude Guéant, il y avait des enjeux généraux et bilatéraux qui concernent les relations entre la France et la Syrie. Mais il est clair que l'intensification de cette relation depuis le sommet du 13 juillet 2008 à Paris (sommet fondateur de l'Union pour la Méditerranée) ne signifie en aucun cas que nous avons décidé d'affaiblir une relation traditionnelle avec d'autres pays, notamment avec le Liban. »
Et Henri Guaino de conclure en affirmant que « la France est décidée à tout faire pour construire l'Union pour la Méditerranée » en « faisant en sorte que le Liban puisse y jouer un rôle majeur ». L'UPM « est une chance pour le Liban de demain », a-t-il conclu.

« La France considère qu'il est de l'intérêt de tout le monde, d'abord de l'intérêt du Liban et des Libanais, mais aussi de l'intérêt de la stabilité et de la paix dans la région (...) que le Liban se dote le plus rapidement possible d'un gouvernement. » Voici, en bref, le message transmis par Henri Guaino, conseiller spécial du président de la République française, à ses interlocuteurs libanais, au cours d'une visite de trois jours.« La France est disposée à aider du mieux qu'elle le pourra », a poursuivi M. Guaino dans un point de presse qu'il a tenu à l'aéroport avant son départ, constatant chez les responsables libanais « un relatif optimisme sur la...
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