La junte rejette l'appel d'Aung San Suu Kyi
La junte birmane a rejeté hier l'appel déposé par l'opposante Aung San Suu Kyi, qui contestait sa condamnation à 18 mois supplémentaires d'assignation à résidence, et qui demeure ainsi de facto exclue du paysage politique pour les élections promises en 2010.
Cette décision intervient deux jours après la reprise, pour la première fois depuis plus de dix ans, d'une discussion entre les États-Unis et les militaires de Naypyidaw.
La lauréate du prix Nobel de la paix, 64 ans, avait été condamnée à trois ans de réclusion et de travaux forcés en août, pour avoir brièvement hébergé un Américain qui avait réussi à nager jusqu'à son domicile, situé sur les rives d'un lac.
La sanction avait été immédiatement commuée en une peine de 18 mois d'assignation à résidence.
Élargissement
L'UE reprend les négociations avec la Croatie, la Turquie s'impatiente
Après dix mois de blocage, la Croatie a repris hier sa route vers l'adhésion à l'Union européenne, laissant derrière elle la Turquie qui continue à faire du surplace dans un contexte de plus en plus méfiant en Europe à l'égard de l'élargissement.
À l'issue d'une réunion consacrée à la Croatie à Bruxelles, le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt, dont le pays préside l'UE, a annoncé que 12 des 35 chapitres de négociations thématiques étaient désormais bouclés et que les négociations allaient s'ouvrir sur six nouveaux chapitres.
Membre depuis 2004 de l'UE, la Slovénie opposait jusqu'ici son veto aux négociations en raison d'un différend frontalier sur le tracé des frontières maritimes et terrestre avec la Croatie.
Mais les deux pays se sont récemment mis d'accord sur le principe d'un arbitrage international.
Pour la Turquie au contraire, elle continue plutôt de piétiner. Venu le même jour à Bruxelles rencontrer le président de la Commission, José Manuel Barroso, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a mis en garde l'UE contre le non-respect de ses « engagements », en référence à l'ouverture des négociations en 2005 avec pour but l'adhésion pleine et entière de la Turquie.
Guinée
Brèves échauffourées à Conakry aux cris de « militaires, assassins »
Des échauffourées ont brièvement opposé, hier à Conakry, les forces de l'ordre et des groupes de jeunes criant « à bas Dadis » ou « militaires assassins », sur l'esplanade de la grande mosquée où les corps des victimes de la sanglante répression de lundi étaient exposés.
En milieu de matinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, président autoproclamé du pays depuis décembre, a d'abord présidé une brève cérémonie, sur la place des Martyrs, pour marquer le 51e anniversaire de la proclamation de l'indépendance de l'ex-colonie française. Autour du chef de la junte, les militaires étaient plus nombreux que les spectateurs civils.
RD Congo
Plus de 150 morts lors de trois naufrages en trois semaines
Trois naufrages d'embarcations en moins de trois semaines ont fait plus de 150 morts et plus d'une centaine de disparus sur des cours d'eau en République démocratique du Congo (RDC), mettant en cause à chaque fois la surcharge des bateaux. Mardi, une grosse pirogue à moteur transportant une centaine de passagers et de nombreuses marchandises a chaviré et coulé au confluent de deux rivières dans la province du Bandoundou (Ouest). La surcharge a aussi été à l'origine d'un autre naufrage le 28 septembre sur une rivière du centre. Un bateau avec au moins 150 passagers, en majorité des commerçants avec des produits agricoles, a été pris dans un violent courant avant de chavirer. Quarante personnes ont été sauvées, mais 12 se sont noyées, selon un dernier bilan, et une centaine d'autres sont portées disparues.
Autre drame, le 13 septembre, sur le fleuve Congo au Katanga (Sud-Est) : un bateau surchargé avec 200 passagers - pour une capacité d'une cinquantaine - a chaviré en pleine nuit dans une zone infestée de crocodiles. Quatre-vingt dix personnes ont péri, 25 sont portées disparues, et près d'une centaine ont survécu.
Arménie
La coalition au pouvoir favorable à des relations avec Ankara
La coalition majoritaire au Parlement d'Arménie va soutenir les efforts des dirigeants arméniens en vue d'une normalisation des relations avec la Turquie, a-t-elle annoncé hier dans un communiqué.
« L'État arménien a fait preuve de courage (...) pour ce qui est de l'avenir de notre pays et l'amélioration des liens entre les deux pays », indique la coalition, formée de trois partis politiques. « Nous saluons une telle politique et invitons tous les citoyens d'Arménie, les organisations politiques et sociales, ainsi que les Arméniens du monde à créer les conditions nécessaires pour que ce processus soit mis en œuvre avec succès », ajoute-t-elle.
Droits de l'homme
Diffamation des religions : l'ONU flirte avec la ligne jaune, avertit l'UE
Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté hier une résolution sur la liberté d'expression, mais l'UE et des pays latino-américains ont exprimé des réserves, estimant que le texte flirte dangereusement avec le concept controversé de « diffamation des religions ».
Le texte, présenté conjointement par l'Égypte et les États-Unis, dénonce « la poursuite de la montée de stéréotypes négatifs sur des religions et des groupes raciaux dans le monde et condamne dans ce contexte toute incitation à la haine raciale, nationale ou religieuse ». Au nom de l'Union européenne, l'ambassadeur français Jean-Baptiste Mattéi a souligné que cette formulation constitue « un compromis ultime ». Pour les Européens, « le droit international ne protège pas et ne doit pas protéger des religions ou d'autres systèmes de croyance », a-t-il souligné. « Le concept de diffamation des religions n'a pas de base en droit international », a martelé de son côté le représentant chilien.
Le Pakistan, intervenant au nom de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), a regretté que le texte ne condamne pas la « diffamation des religions ».


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef