Le Yémen risque de se transformer en une base d'attaque d'el-Qaëda
El-Qaëda a enregistré des revers sous la pression américaine, mais menace de transformer le Yémen en une base dangereuse pour l'entraînement de ses membres et la préparation d'attentats, met en garde un spécialiste américain de la lutte antiterroriste. Le réseau extrémiste a été régulièrement affaibli depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, et son refuge du nord du Pakistan est de plus en plus réduit et de moins en moins sûr, a expliqué Michael Leiter, directeur du Centre national de lutte antiterroriste (National Counterterrorism Center) lors d'une audition devant le Congrès américain. Mais les branches régionales du réseau représentent une menace grandissante, a-t-il mis en garde en citant particulièrement le Yémen. Parallèlement, sur le terrain, les combats à l'arme lourde se poursuivaient hier dans le nord du Yémen entre les rebelles zaïdites et l'armée, alors que le Sud connaissait un retour au calme au lendemain de violentes manifestations qui ont fait deux morts.
Maroc
Affaire Ben Barka : Interpol diffuse quatre mandats d'arrêt internationaux
Quatre mandats d'arrêt internationaux, dont l'un vise le chef de la gendarmerie royale marocaine, ont été diffusés par Interpol en lien avec l'enquête en France sur la disparition en 1965 de l'opposant marocain Mehdi Ben Barka, a-t-on appris hier de source proche du dossier. Ces mandats concernent le général Hosni Benslimane, aujourd'hui chef de la gendarmerie royale marocaine, le général Abdelhak Kadiri, ancien chef des services de renseignements, Miloud Tounzi, membre présumé du commando qui a enlevé l'opposant, et Abdelhak Achaachi, ancien agent du Cab 1, une unité d'élite des services secrets, a-t-on précisé de même source. Mehdi Ben Barka a disparu le 29 octobre 1965 devant la brasserie Lipp à Paris, lors d'une opération attribuée aux services marocains du roi Hassan II avec la complicité de policiers et de truands français. Son corps n'a jamais été retrouvé.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef