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Liban - Consultations

Hariri : Toutes les options sont ouvertes...

Au septième jour, le Premier ministre désigné Saad Hariri a achevé le deuxième round de ses consultations avec les blocs parlementaires par une réunion d'une heure avec le Bloc du changement et de la réforme suivie d'un aparté de 15 minutes avec le général Michel Aoun, puis une réunion rapide avec le bloc des Forces libanaises. Il s'est ensuite rendu à Baabda.

Avant de quitter le Parlement, à l'issue de ses rencontres avec les blocs parlementaires, Saad Hariri a lu une déclaration écrite dans laquelle il a affirmé qu'il donne la priorité à la formation d'un gouvernement d'union nationale, mais que toutes les options demeurent ouvertes « si, à Dieu ne plaise, on devait retomber dans l'impasse ». Hariri a précisé avoir abordé avec les différents blocs parlementaires des sujets de fond, ces débats prolongés ont été, selon lui, rendus nécessaires par ce qui s'est passé au Liban au cours des dernières années et par le fait que justement au cours de ces mêmes années, il y a eu au Liban des gouvernements chargés de gérer les crises, non de leur trouver des solutions. Hariri a encore déclaré que le sens des responsabilités l'a poussé à évoquer avec les différents blocs les défis qui attendent le Liban, politiques concernant la modernisation du régime, sécuritaires, notamment les menaces israéliennes et l'infiltration du terrorisme, économiques et sociaux. Il a ajouté que ces débats visent à consolider l'accord de Taëf et peuvent servir de base à l'adoption d'une loi électorale moderne et d'une autre pour la décentralisation administrative et la lutte contre le confessionnalisme. Le Premier ministre désigné a insisté sur la nécessité de « reconstruire la confiance entre les différents protagonistes », ajoutant qu'il a voulu établir un style nouveau dans les consultations, visant justement à rétablir la confiance. Il a aussi annoncé qu'il y aura de nouvelles consultations, car, selon lui, celui qui veut participer à un gouvernement d'union nationale doit se sentir responsable dans ce gouvernement. « Il ne sert à rien de former un gouvernement d'union pour transposer les conflits au sein du gouvernement », a-t-il déclaré. Il a conclu sa déclaration en affirmant que le rêve de tous les Libanais est de vivre ensemble et ce rêve peut être réalisé à travers le gouvernement d'union nationale.
À 17h, Saad Hariri s'est rendu au palais de Baabda pour un entretien avec le président Michel Sleiman et il a répété qu'il est indispensable de rebâtir la confiance entre les différents protagonistes, ajoutant qu'il poursuivra ses contacts au cours des deux prochains jours pour pouvoir présenter rapidement une vision du gouvernement.

Aoun
À midi, Saad Hariri s'était entretenu avec le Bloc du changement et de la réforme pendant une heure et il avait discuté en tête à tête avec le général Michel Aoun pendant près de 15 minutes. Aoun s'est ensuite adressé aux journalistes et il a affirmé qu'il s'agissait de poursuivre les discussions entamées au cours de la précédente rencontre et il a ajouté qu'il était d'accord avec Saad Hariri sur les sujets abordés. Aoun a précisé qu'il espère que les débats entreront bientôt dans la phase finale précédant la formation du gouvernement, répétant qu'il y a eu un accord sur tous les sujets évoqués. Aoun a encore annoncé qu'il y aura forcément d'autres rencontres, précisant que le climat est très positif jusqu'à présent. « J'espère que des obstacles ne surgiront pas ultérieurement, a encore déclaré Aoun, qui a affirmé n'être pas entré avec Hariri dans les détails des noms.
Saad Hariri a ensuite rencontré le bloc des Forces libanaises et le député Antoine Zahra a pris la parole en leur nom. Il a précisé avoir confirmé la position de son parti selon laquelle il n'existe pas une crise de régime mais une crise dans l'application de la Constitution. Il a ensuite dénoncé la volonté de certains d'ignorer les résultats des élections et de produire un pouvoir exécutif qui va à l'encontre des souhaits de la population exprimés à travers les élections. Il a ensuite précisé que cela ne signifie pas que les Forces libanaises appellent à la formation d'un gouvernement issu de la majorité parlementaire. « Au contraire, nous tenons à l'application de la Constitution et nous nous plaçons sous le plafond de l'accord de Taëf », a déclaré Zahra. Il a ensuite répété son appel au Premier ministre et au président de la République pour former rapidement un gouvernement consensuel, assurant que le pays ne peut pas attendre le bon vouloir des uns et des autres. « Cela ne signifie pas que nous appelons à écarter une partie, mais nous ne voulons pas non plus obliger qui que ce soit à participer au gouvernement si cela ne lui convient pas », a encore précisé Zahra. Le député membre du bloc des Forces libanaises a répété qu'il ne faut pas s'incliner devant les conditions posées par les uns et les autres, y compris par son parti. Zahra a précisé que les Forces libanaises souhaitent être représentées au gouvernement selon leur représentation parlementaire, politique et populaire. Il a déclaré que les Forces libanaises ne souhaitent pas entraver la formation du gouvernement. Au sujet de l'attribution de portefeuilles aux candidats malheureux aux législatives, Zahra a reconnu qu'effectivement aucun texte constitutionnel ne l'interdit. Mais il a ajouté que si le candidat a échoué aux élections, c'est que son programme n'a pas séduit les électeurs. « Comment dans ce cas peut-on leur dire : " Vous n'en avez pas voulu comme député et on vous le nomme ministre ? " », s'est demandé Zahra, qui a affirmé qu'aucun candidat qui a fraîchement échoué aux élections n'a été nommé ministre, immédiatement après son échec. De toute façon, selon lui, si on veut prendre une telle décision, elle doit être valable pour tous les courants et il a répété que les Forces libanaises seront dans ce cas attachées à l'attribution de portefeuilles aux candidats qui ont échoué aux élections...
Au septième jour, le Premier ministre désigné Saad Hariri a achevé le deuxième round de ses consultations avec les blocs parlementaires par une réunion d'une heure avec le Bloc du changement et de la réforme suivie d'un aparté de 15 minutes avec le général Michel Aoun, puis une réunion rapide avec le bloc des Forces libanaises. Il s'est ensuite rendu à Baabda. Avant de quitter le Parlement, à l'issue de ses rencontres avec les blocs parlementaires, Saad Hariri a lu une déclaration écrite dans laquelle il a affirmé qu'il donne la priorité à la formation d'un gouvernement d'union nationale, mais que toutes les options demeurent ouvertes « si, à Dieu ne plaise, on devait retomber dans...
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