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Liban

Le dossier des expulsés des Émirats prend une tournure politique et confessionnelle…

Le comité des Libanais expulsés des Émirats arabes unis poursuit ses rencontres avec les responsables et les vecteurs d'opinion pour sensibiliser les autorités sur leur problème. Le comité a ainsi rencontré hier l'uléma Mohammad Hussein Fadlallah pour lui expliquer les dommages causés à leurs familles à la suite de la soudaine décision des autorités émiraties de les expulser. Selon le comité, la décision de ces autorités doit encore toucher une centaine de Libanais essentiellement de confession chiite, ce qui laisse supposer qu'il s'agit d'un plan global visant soit à créer une crise économique au sein de la communauté chiite libanaise, ceux qui sont établis dans les Émirats étant généralement considérés comme des soutiens de familles, soit d'écarter des Émirats une communauté susceptible de causer des problèmes en cas d'attaque contre les sites nucléaires iraniens, d'autant que les Émirats à majorité sunnite abritent aussi une minorité chiite. Citant des sources diplomatiques arabes, l'agence al-Markaziya affirme que la décision des autorités émiraties intervient dans le cadre d'un plan international visant à assécher les sources de financement du Hezbollah, qui, toujours selon l'agence, commence à porter ses fruits. L'agence ajoute encore qu'officiellement, les autorités émiraties justifient leur décision « par la protection de la sécurité nationale », mais il s'agirait en réalité du démantèlement de réseaux soupçonnés de financer le Hezbollah, un peu comme ce qui se passe en Afrique, où une vague d'expulsions et de pressions a touché les Libanais installés dans ce continent au profit des Israéliens qui contrôlent désormais les ressources de nombreux pays africains, notamment en Côte d'Ivoire et au Sierra Leone. Les sources diplomatiques arabes citées par al-Markaziya font aussi le lien entre ce plan concocté par les Israéliens et la faillite de l'homme d'affaires chiite Salah Ezzeddine, proche du Hezbollah. Certaines informations laissent entendre que la faillite de Ezzeddine aurait été causée par un trafic de diamants qui aurait mal tourné à cause des Israéliens, d'autant que cette faillite a surtout nui à des dizaines de familles chiites libanaises.
Les autorités libanaises craignent que d'autres pays arabes suivent l'exemple des Émirats et prennent des mesures contre les ressortissants chiites libanais présents sur leur territoire, car cela aurait des répercussions négatives sur l'économie du pays. Elles multiplient les efforts pour tenter de régler ce problème qui pourrait devenir très grave par les voies diplomatiques et dans la plus grande discrétion. C'est pourquoi elles ont déconseillé au comité des expulsés d'organiser des manifestations et des sit-in devant les ambassades pour protester contre ce qu'ils considèrent comme une décision injuste. De même, l'ambassadeur des Émirats à Beyrouth a été convoqué à trois reprises au palais Bustros sans qu'aucune information ne filtre sur la teneur des entretiens. Ce qui est sûr, c'est que la grogne des expulsés ne cesse d'augmenter. Ainsi le chef du comité des expulsés, Hussein Alayan, établi aux Émirats depuis 22 ans, a confié à l'AFP qu'il a été sommé de quitter Charjah sans pouvoir faire ses bagages ou rapporter avec lui quoi que ce soit. Selon lui, la décision d'expulsion aurait été prise après les élections législatives du 7 juin et le seul dénominateur commun entre les expulsés est qu'ils appartiennent à la confession chiite et « par conséquent, ils appuient la Résistance », a-t-il affirmé. Lorsqu'il a demandé des explications, Alayan a été informé « que la décision vient d'en haut ». Il annonce que le comité ne pourrait pas se taire trop longtemps car la décision des autorités émiraties pose un problème économique et social à de nombreuses familles.
Rappelons qu'environ 100 000 Libanais travaillent aux Émirats.
Le comité des Libanais expulsés des Émirats arabes unis poursuit ses rencontres avec les responsables et les vecteurs d'opinion pour sensibiliser les autorités sur leur problème. Le comité a ainsi rencontré hier l'uléma Mohammad Hussein Fadlallah pour lui expliquer les dommages causés à leurs familles à la suite de la soudaine décision des autorités émiraties de les expulser. Selon le comité, la décision de ces autorités doit encore toucher une centaine de Libanais essentiellement de confession chiite, ce qui laisse supposer qu'il s'agit d'un plan global visant soit à créer une crise économique au sein de la communauté chiite libanaise, ceux qui sont établis dans les Émirats...
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