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Liban

Nicolas renouvelle ses critiques contre Sfeir

Dans les rangs de l'opposition, les commentaires et les critiques restent de mise au sujet des contacts entrepris pour former le nouveau gouvernement.
Dans une interview à la télévision, M. Nabil Nicolas a estimé que « le problème principal au Liban est que certains ne veulent pas d'un partenariat » et que la composition du cabinet présenté par le Premier ministre désigné, Saad Hariri, avant le deuxième round de consultations parlementaires « n'était pas juste ».
Affirmant que le CPL souhaite « un partenariat authentique », il a jugé que rien n'a changé par rapport aux deux rounds de consultations parlementaires. « Il n'y a aucun problème si (M.) Hariri se récuse une deuxième fois. La série sera d'autant plus passionnante dans l'attente du troisième épisode », a-t-il dit, accusant la majorité de « minimiser l'importance du problème en le posant comme étant seulement lié au ministère des Télécommunications ». « Le problème est qu'ils ne veulent pas de réformes », a ajouté M. Nicolas en demandant à la majorité d'avancer des idées pour réduire la dette publique. « Sinon qu'on nous confie le ministère des Finances pour qu'on en finisse avec cette dette », a-t-il ajouté. « Et si le gouvernement est aux soins intensifs internationaux, il vaut mieux alors préparer les faire-part », a-t-il ironisé.
Le député s'en est pris au patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, lui reprochant d'avoir placé sous son égide la messe organisée par les Forces libanaises à la mémoire de leurs martyrs, samedi dernier. « On aurait pu se passer de ce parrainage, la valeur du patriarcat étant supérieure à ce genre de manifestations », a-t-il fait valoir, estimant que « la gloire du Liban a été donnée non pas à des personnes, mais à Bkerké qui a contribué à l'indépendance du pays et aidé les persécutés dans tous les pays d'Orient. J'aurais préféré que Bkerké continue de s'occuper des victimes d'injustices en Orient au lieu de parrainer un courant partisan déterminé ».
M. Nicolas s'en est pris aussi au chef des FL, Samir Geagea, situant son discours dans le cadre d'une « distribution de rôles au sein de la majorité ». « Le discours de (M.) Geagea nous rappelle ceux que les FL tenaient durant la guerre. Nous ne nous laisserons cependant pas entraîner vers des provocations », a-t-il dit, estimant que « le silence de la majorité signifie que celle-ci est d'accord avec ces propos et qu'on commence à porter un coup à l'entente qui s'est manifestée dernièrement ».
Il convient de noter que le parti Baas a également critiqué le discours de M. Geagea, tout en appelant à la formation d'un gouvernement d'union nationale. « Le discours annonciateur d'escalade d'un des chefs de milices montre que ce dernier veut remonter le temps et que les rêves de fédérations et de cantons sont toujours présents », a affirmé un communiqué du parti.
De son côté, le Front de la liberté a déploré dans un communiqué que le sort du Liban dépende d'une réconciliation syro-saoudienne et s'est dit en faveur de la démocratie consensuelle et de la consolidation du rôle et des prérogatives de la présidence de la République, « afin d'éviter à l'avenir le vide institutionnel ».
Dans les rangs de l'opposition, les commentaires et les critiques restent de mise au sujet des contacts entrepris pour former le nouveau gouvernement.Dans une interview à la télévision, M. Nabil Nicolas a estimé que « le problème principal au Liban est que certains ne veulent pas d'un partenariat » et que la composition du cabinet présenté par le Premier ministre désigné, Saad Hariri, avant le deuxième round de consultations parlementaires « n'était pas juste ».Affirmant que le CPL souhaite « un partenariat authentique », il a jugé que rien n'a changé par rapport aux deux rounds de consultations parlementaires. « Il n'y a aucun problème si (M.) Hariri se...
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