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Liban - Gouvernement

Reprise, en profondeur, des consultations de Saad Hariri

Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, a repris hier soir ses consultations au siège du Parlement, dans l'espoir de voir se dessiner un nouveau consensus entre la majorité et l'opposition, pour la formation d'un gouvernement d'union. Ces consultations, qui en sont à leur cinquième journée, s'achèveront mercredi, suivant le programme qui leur a été fixé. Toutefois, selon des parlementaires consultés, il n'est pas du tout exclu qu'elles soient suivies de nouvelles rencontres complémentaires, quand il s'agira d'entrer dans les détails, de nommer les ministres et de leur attribuer des portefeuilles.
M. Hariri, qui a laissé la vedette, en cours de journée, au Premier ministre français, a entamé sa séance de travail en recevant les députés du Bloc arménien, Hagop Pakradounian et Arthrur Nazarian, qui l'avaient désigné à nouveau, lors des consultations présidentielles. Il a ensuite reçu, tour à tour, les députés Imad Hout (Jamaa islamiya), Tammam Salam, actuel ministre de la Culture, M. Mohammad Safadi, le Bloc de l'entente arménienne, comprenant Jean Oghassabian et Serge Torsarkissian, et enfin M. Boutros Harb, député de Batroun.
Pratiquement tous les députés reçus hier sont des alliés de M. Hariri, à l'exception du Bloc arménien, qui est proche du Courant patriotique libre de Michel Aoun, mais qui a pris ses distances à l'égard de ce dernier en accordant à M. Hariri sa voix comme Premier ministre désigné.
La rencontre a été décrite par M. Pakradounian comme « exceptionnelle », un superlatif flatteur. Elle a porté sur la forme que doit prendre le futur gouvernement d'union, a précisé le député arménien : celui d'un gouvernement de pôles, de technocrates ou encore d'un mélange des deux formules, a-t-il précisé.
M. Pakradounian n'a pas fait état de la formule 15-10-5 sur laquelle portaient les précédentes consultations et a décrit sa rencontre comme « ne ressemblant pas du tout à la première consultation », et ajoutant qu'elle était « pleine d'espoir ».
M. Hariri, a-t-il expliqué, a tiré les leçons des premières consultations et s'emploie à former le gouvernement « le plus rapidement possible ».
Les précédentes consultations avaient duré 73 jours, et s'étaient soldées par un échec.
Il a également été question, a dit le député, de la lutte contre la corruption, du renforcement des forces de sécurité et des armes du Hezbollah. « Nos vues étaient concordantes sur la nécessité de renforcer nos propres capacités militaires et de partager cette responsabilité avec tous, qu'ils soient sur les bancs de l'école ou les lieux de travail. »

Harb : Égocentrisme politique
Pour sa part, M. Harb a confirmé que les nouvelles consultations menées vont beaucoup plus en profondeur que les premières, et qu'elles constituent à cet égard « un véritable précédent ».
« Tout ce que je peux dire, a précisé M. Harb, c'est que pour sortir de l'impasse, les forces politiques doivent placer l'intérêt du Liban avant celui des factions, des partis et des personnalités. »
Le parlementaire a constaté que les consultations actuelles ont un grand avantage : elles permettent l'établissement d'un contact humain entre des personnes qui ne se parlaient qu'à travers des communiqués ou des déclarations.
« Toutefois, a-t-il ajouté, la véritable question qui doit être posée est la suivante : dans quelle mesure les personnalités et forces politiques consultées sont-elles maîtresses de leur décision et sont-elles capables de lui faciliter la tâche ? »
Comme exemple d'égocentrisme politique, M. Harb a cité la cérémonie d'ouverture des Jeux de la francophonie. « Si l'une des fractions politiques avait décidé de se sentir concernée, a-t-il dit, les gradins de la Cité sportive ne seraient pas restés à moitié vides.
Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, a repris hier soir ses consultations au siège du Parlement, dans l'espoir de voir se dessiner un nouveau consensus entre la majorité et l'opposition, pour la formation d'un gouvernement d'union. Ces consultations, qui en sont à leur cinquième journée, s'achèveront mercredi, suivant le programme qui leur a été fixé. Toutefois, selon des parlementaires consultés, il n'est pas du tout exclu qu'elles soient suivies de nouvelles rencontres complémentaires, quand il s'agira d'entrer dans les détails, de nommer les ministres et de leur attribuer des portefeuilles. M. Hariri, qui a laissé la vedette, en cours de journée, au Premier ministre français, a entamé sa séance de...
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