C'est au hasard d'une soirée au cours de laquelle il a rencontré le président du Conseil d'État, le juge Chucri Sader, que le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, a été mis au courant de l'état des bâtiments du Palais de justice de Beyrouth. « J'ai appris que le président du Conseil d'État voulait y faire construire une bibliothèque, mais que le bâtiment risquait d'être endommagé, vu la fragilité de certains piliers et la dénivellation provoquée par le tassement partiel du terrain », explique-t-il. « J'ai été littéralement choqué, n'ayant jamais entendu parler du problème », précise M. Najjar. Le ministre ajoute qu'il a demandé au président du Conseil d‘État de lui envoyer une lettre accompagnée d'une copie du rapport réalisé par l'ingénieur Bilal Hamad. « J'ai immédiatement adressé une lettre au ministre des Travaux publics (Ghazi Aridi) pour le mettre face à ses responsabilités. J'ai également mis au courant le bâtonnier de Beyrouth (Ramzi Joreige) qui est tombé des nues », affirme M. Najjar. Estimant qu'il est de son devoir de mettre l'accent sur le danger, le ministre préconise une nouvelle expertise au niveau des piliers et du sol, insistant sur la nécessité d'éviter toute surcharge des bâtiments. Ibrahim Najjar se refuse toutefois à être alarmiste. « Je tiens à ne pas paniquer l'opinion publique », dit-il, affirmant être dans l'attente que le ministre concerné donne suite à sa requête. « Mais il n'est pas normal qu'un lieu aussi prestigieux que le Palais de justice soit laissé au hasard d'une rencontre et de racontars d'un soir d'été », conclut-il non sans une note d'humour. Il convient de signaler que le ministre s'est réuni hier avec les membres des comités de nettoyage aux Palais de justice avec lesquels il a passé en revue les travaux en cours, effectués dans le cadre d'une campagne visant au bon fonctionnement des départements relevant de son ministère. Il a insisté au cours de la réunion « sur l'importance de la propreté au sein des Palais de justice, et la nécessité de leur réhabilitation ».
C'est au hasard d'une soirée au cours de laquelle il a rencontré le président du Conseil d'État, le juge Chucri Sader, que le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, a été mis au courant de l'état des bâtiments du Palais de justice de Beyrouth. « J'ai appris que le président du Conseil d'État voulait y faire construire une bibliothèque, mais que le bâtiment risquait d'être endommagé, vu la fragilité de certains piliers et la dénivellation provoquée par le tassement partiel du terrain », explique-t-il. « J'ai été littéralement choqué, n'ayant jamais entendu parler du problème », précise M. Najjar. Le ministre ajoute qu'il a demandé...
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