M. Hariri avait prévu de prendre son temps dans les consultations parlementaires obligatoires, puisque pour la première fois depuis l'adoption de l'accord de Taëf, celles-ci s'étaleront sur cinq jours au lieu des deux habituels. Saad Hariri a en effet choisi d'accorder une heure d'entretien au lieu du quart d'heure traditionnel à chaque bloc parlementaire et une demi-heure à chaque député indépendant, pour écouter, proposer ou parler de la situation générale.
Saad Hariri n'avait pas alors réussi à recueillir un accord sur une formule proposant 15 ministres de son camp, dix de l'opposition et cinq qui sont nommés par le président de la République. Les négociations avaient surtout bloqué sur les noms de ministres et la nature des ministères accordés à l'opposition, la majorité accusant l'allié chrétien du Hezbollah, Michel Aoun, de les bloquer en voulant, entre autres, maintenir son gendre Gebrane Bassil aux Télécommunications. On ignorait si M. Hariri envisageait de s'en tenir à la même formule. Selon des analystes, un succès de M. Hariri dépendrait d'une amélioration des relations entre la Syrie, ancienne puissance de tutelle au Liban, et l'Arabie saoudite. La présence du président syrien Bachar el-Assad à l'inauguration mercredi en Arabie saoudite d'une université dotée d'équipements technologiques de pointe a ravivé les espoirs d'une détente entre les deux puissances régionales.
Saad Hariri n'avait pas alors réussi à recueillir un accord sur une formule proposant 15 ministres de son camp, dix de l'opposition et cinq qui sont nommés par le président de la République.
Les négociations avaient surtout bloqué sur les noms de...


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