S'il y a un an Tsonga avait du mal à s'imaginer en leader de l'équipe de France, il a cette fois-ci franchi le pas. Lorsque la question lui a été posée de savoir s'il se sentait dans la peau d'un leader après sa victoire sur de Bakker, il a hésité quelques secondes, d'abord lancé un « je ne sais pas », et conclut par « en fait ouais un peu ».
L'avenir de l'équipe de France dans un groupe mondial très relevé passera en tout cas inévitablement par lui. Il est surtout le seul, sur les deux dernières rencontres de Coupe Davis, à avoir tenu son rang. « C'est rassurant d'avoir un mec comme ça dans l'équipe », avait assuré Mickaël Llodra, son partenaire en double.
Qui derrière Tsonga ?
Les deux dernières rencontres de la France ont démontré la limite de cette équipe qui doit beaucoup à Tsonga, et pas grand-chose aux autres. Face à la République tchèque, même si Berdych et Stepanek étaient des clients sérieux, Gilles Simon était passé à côté, perdant ses deux rencontres. Mais ce n'était rien à côté de la liquéfaction de Monfils, 13e mondial, auteur d'un match catastrophique lors de ces barrages face à de Bakker, un joueur qui vaut certes bien mieux que sa 122e place mondiale, mais que Monfils avait largement la capacité de juguler. Effet Coupe Davis ou pas, Monfils a sombré, et la place de n° 2 reste libre. Simon et Monfils vont en tout cas devoir se tester à nouveau en configuration Coupe Davis afin de s'imposer.
Le double enfin fixé ?
Le capitaine Guy Forget, après avoir longtemps tâtonné pour trouver le partenaire idéal à Llodra, seul véritable spécialiste, a certainement trouvé la clé là encore avec Tsonga. Pour leur premier match en Coupe Davis face aux Pays-Bas, les deux n'ont pas atteint des sommets, loin de là, mais les ferments d'une association efficace étaient perceptibles. Forget devrait persister dans cette voie. Cette option peut toutefois se révéler coûteuse en énergie pour Tsonga qui serait alors obligé de jouer au moins deux rencontres à chaque match de Coupe Davis.
Enfin, Guy Forget, capitaine de l'équipe, arrive en fin de contrat avec la fédération à la fin de l'année. Mais, à moins d'un coup de théâtre, il semble improbable qu'il ne soit pas à la tête de l'équipe de France la saison prochaine.


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