Nostalgie, c'est ce que tous les invités d'honneur ont exprimé dans une grande émotion qui nouait toutes les gorges. Un portrait géant de la grande star était suspendu au balcon de l'une des demeures ancestrales de la place et des écrans géants transmettaient en direct le déroulement de la cérémonie, inaugurée par Antoine Issa, président de la municipalité de Amchite. Chacune des personnes qui ont témoigné, amis ou collègues, a évoqué le souvenir professionnel, humain ou amical qu'il a gardé de la grande star de l'opérette libanaise qui, au cours des années, a créé les rôles principaux dans Bint el-Jabal, Oxygène, Yasmine, Amira Zmerrod, Senkof, senkof et autres... »
C'est Youssef Lahoud qui présentait les invités l'un après l'autre. Poètes, écrivains, acteurs, actrices, metteurs en scène se sont succédé sur la scène pour évoquer le souvenir de Salwa, avant de présenter les artistes qui allaient égayer la soirée par leurs superbes voix : les sœurs Tomb, Abdo Yaghi, Élie Choueiri, Nadim Berberi, Pascale Sakr, Tony Hanna et bien sûr Aline Lahoud qui a chanté les chansons de sa mère. Et, en fermant les yeux, on aurait cru entendre Salwa, tellement l'héritage vocal est entier. Avec la voix de sa mère, Aline perpétuera Salwa dans la mémoire libanaise.
On retrouve le ton et le climat amical et familial de cette cérémonie dans les trois derniers vers déclamés, en français, par Jean-Claude Boulos dans son hommage à Salwa, avec un petit jeu de mots comme à son habitude :
« Si d'autres ont voulu vous faire subir leur loi,
Nahi, tu peux dormir tranquille sous ton toit.
Ta femme dans la chanson a imposé... Salwa. »


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