Plusieurs ministres turcs et irakiens ont entamé jeudi à Istanbul une réunion de deux jours pour lancer un "nouveau modèle de partenariat" entre leurs deux pays.
"Un nouveau modèle de partenariat voit le jour", a déclaré le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu.
"Pour la première fois, les ministres des deux pays, responsables de différents secteurs, se retrouvent pour donner vie à des projets communs", a-t-il poursuivi.
La réunion interministérielle rassemble neuf ministres de chaque pays -dont la Défense, l'Energie ou le Commerce extérieur- pour préparer un "conseil de ministres conjoint", en octobre.
Le programme prévoit deux jours d'entretiens réunissant les ministres selon leur secteur d'activité. La rencontre entre dans le cadre d'un accord de "coopération stratégique au plus haut niveau" signé en novembre par Ankara et Bagdad.
"Notre objectif ici (...) est de mettre en place une intégration économique complète et dans le plein sens du terme, de la plus grande envergure. Les projets que nous allons mettre en oeuvre vont relier Edirne (nord ouest de la Turquie) à Bassorah (sud de l'Irak)", a expliqué M. Davutoglu.
Son homologue irakien Hoshyar Zebari a insisté sur l'importance que Bagdad accorde à ce partenariat.
"Nous désirons une coopération qui puisse donner une direction à l'avenir de la région, dans le domaine de la sécurité, de la politique, de l'économie, de l'énergie", a-t-il dit.
Mercredi à Istanbul, la Turquie avait signé un accord de coopération similaire, avec la Syrie.
M. Davutoglu et son homologue syrien Walid Mouallem ont annoncé la suppression des visas entre leurs deux pays, et ont signé un accord instituant un "conseil de coopération stratégique de haut niveau" visant, selon le ministre turc, à "maximiser l'intégration", notamment économique, entre les deux voisins.
Le texte, inspiré de la démarche avec l'Irak, prévoit l'organisation régulière de rencontres ministérielles, et la tenue une fois l'an d'un conseil des ministres conjoint.
La rencontre entre les ministres a été précédée d'un entretien entre le chef de gouvernement turc Recep Tayyip Erdogan et le président syrien Bachar el-Assad, au cours duquel ils ont évoqué les efforts de paix au Proche-Orient et la lutte contre les rebelles kurdes de Turquie.
Les relations entre la Turquie et la Syrie se sont améliorées ces dernières années après une longue période de méfiance, Ankara accusant Damas de soutenir les rebelles kurdes de Turquie.
La Turquie a servi d'intermédiaire l'an dernier à des négociations de paix indirectes entre la Syrie et Israël.
Parallèlement au lancement de ces partenariats avec la Syrie et l'Irak, la Turquie devait animer, jeudi à Istanbul, une réunion entre responsables syriens et irakiens.
La Turquie a lancé une médiation entre les deux pays face à la crise née d'accusations de Bagdad contre Damas concernant la lutte contre le terrorisme.
L'Irak accuse la Syrie d'abriter les commanditaires d'un double attentat contre deux ministères, le 19 août à Bagdad, qui a fait 95 morts et 600 blessés.
Plusieurs ministres turcs et irakiens ont entamé jeudi à Istanbul une réunion de deux jours pour lancer un "nouveau modèle de partenariat" entre leurs deux pays.
"Un nouveau modèle de partenariat voit le jour", a déclaré le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu.
"Pour la première fois, les ministres des deux pays, responsables de différents secteurs, se retrouvent pour donner vie à des projets communs", a-t-il poursuivi.
La réunion interministérielle rassemble neuf ministres de chaque pays -dont la Défense, l'Energie ou le Commerce extérieur- pour préparer un "conseil de ministres conjoint", en octobre.
Le programme prévoit deux jours d'entretiens réunissant les ministres selon leur secteur d'activité. La...


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