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Sport

Marseille, un air de déjà-vu...

Marseille a débuté sa campagne de Ligue des champions mardi devant le Milan AC comme il l'avait fait face à Liverpool la saison dernière, sur une défaite rageante à domicile (1-2).
Les mêmes causes ont encore produit les mêmes effets : parfois naïf défensivement, l'OM a payé comptant ses erreurs devant les rusés et expérimentés Milanais, malgré une très prometteuse deuxième mi-temps. Le temps est donc de nouveau aux regrets...
Des erreurs de concentration. Le capitaine Mamadou Niang l'avait pourtant assuré la veille : « Nous ne sommes pas passés loin de la qualification pour les 8es les saisons précédentes, mais nous avons perdu sur des fautes de concentration et des erreurs individuelles. En Ligue 1, elles peuvent passer, mais à très haut niveau, elles se paient cash. Mais nous avons acquis de l'expérience. » Propos prémonitoires. Car c'est bien sur ce genre de défaillances que l'OM a perdu la mise mardi.
Sur le premier but, le latéral gauche Taye Taiwo, monté pour épauler Heinze, a ainsi négligé le marquage sur Inzaghi, croyant aussi peut-être à un hors-jeu de l'attaquant italien. Le mal était fait. Absent au marquage de Zambrotta, Kaboré - qui n'est cependant pas un latéral de métier et a dû suppléer Bonnart blessé à ce poste - a permis au défenseur italien de servir Seedorf, qui prolongea victorieusement pour le second but d'Inzaghi.
« Je ne peux que répéter que c'est rageant ! » lançait Niang après le match. « C'est toujours dans les détails que se fait la différence », pestait le coach marseillais Didier Deschamps. On croirait presque entendre Éric Gerets après la défaite devant Liverpool le 16 septembre 2008 : « C'est rageant, nous avons perdu sur des erreurs de concentration, alors que nous avons prouvé que nous n'étions certainement pas inférieurs à notre adversaire... »
Lucho, une vedette encore à quai. C'est une évidence : dans ce type de matches, le talent pur de certaines individualités peut faire basculer la rencontre. À 36 ans, Filippo Inzaghi l'a encore démontré mardi. Tout comme l'avait fait Steven Gerrard la saison dernière, auteur d'un doublé. En basket, on nomme ces hommes-là des joueurs de « money-time », qui justifient leur salaire par des actions décisives. À l'OM, ce rôle doit revenir au milieu argentin Lucho Gonzalez. Sauf que l'ancien patron de Porto n'est pas encore dans le rythme. Il ne disputait mardi que son 2e match de la saison, après sa fracture de la clavicule gauche fin juillet. Quelques passes judicieuses, mais une balle de but vendangée : ses débuts au Vélodrome ont été discrets. Deschamps se veut patient : « Quoi qu'il arrive, je le défendrai, car c'est un joueur de talent. Mais il manque encore de rythme. »
Des promesses dans le jeu. L'OM n'a pas à rougir de sa prestation devant le septuple champion d'Europe, qui a été franchement bousculé. Malgré la défaite, il s'agit de son match le plus abouti de ce début de saison, tant dans l'engagement et le combat que dans la construction, où Benoît Cheyrou a de nouveau été étincelant. Et le retour de Lucho à un meilleur niveau fera évidemment monter d'un cran la qualité de l'animation offensive.
Marseille a débuté sa campagne de Ligue des champions mardi devant le Milan AC comme il l'avait fait face à Liverpool la saison dernière, sur une défaite rageante à domicile (1-2).Les mêmes causes ont encore produit les mêmes effets : parfois naïf défensivement, l'OM a payé comptant ses erreurs devant les rusés et expérimentés Milanais, malgré une très prometteuse deuxième mi-temps. Le temps est donc de nouveau aux regrets...Des erreurs de concentration. Le capitaine Mamadou Niang l'avait pourtant assuré la veille : « Nous ne sommes pas passés loin de la qualification pour les 8es les saisons précédentes, mais nous avons perdu sur des fautes de concentration et des erreurs...
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