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Liban

Le PM désigné « ouvert à toutes les idées »

Désigné une seconde fois pour former le gouvernement, M. Saad Hariri a affirmé hier qu'il allait mener « des concertations englobant toutes les parties dans les prochains jours, après la fin » du mois de ramadan, soulignant qu'il serait « ouvert à toutes les idées ».
« Je m'engage devant Dieu et devant les Libanais à respecter la Constitution et à œuvrer en vue d'une large participation nationale, sur la base du dialogue et malgré les divergences », a-t-il souligné, à sa sortie du palais présidentiel.
Contrairement à son discours lors de sa première désignation, M. Hariri n'a pas expressément indiqué qu'il allait former un gouvernement d'union nationale. Il a plaidé en faveur d'un gouvernement « élargi, mais efficace et solidaire fidèle à l'esprit de la Constitution et conforme aux résultats de la consultation électorale ».
« Les conditions posées lors de ma première désignation ont barré la route à la formation d'un gouvernement d'union nationale et empêché la mise en œuvre de la formule sur laquelle nous étions d'accord avec le président de la République », a-t-il affirmé.
« Je ne veux pas faire de promesses en l'air », a insisté Saad Hariri.
M. Hariri s'est félicité de ce que les consultations parlementaires du président Sleiman « ont été réalistes et ont reflété fidèlement les résultats des élections législatives ainsi que nos traditions démocratiques ».
« J'accepte avec gratitude cette décision et je remercie mes collègues députés pour la confiance qu'ils me font (...) tout comme je remercie ceux qui, dans le cadre de nos principes démocratiques, se sont abstenus de me désigner, contribuant ainsi à donner une idée fidèle de l'éventail parlementaire existant », a affirmé le Premier ministre désigné.
« Certains pourraient se poser la question : à quoi donc a servi le fait de me récuser, puisque j'ai de nouveau accepté la même charge ? » a enchaîné M. Hariri. « En apparence, la question est légitime si l'on pense que cette récusation était un saut dans l'inconnu. Mais en réalité, il n'en était rien et ce qui vient de se passer prouve que la décision a été prise au bon moment, qu'elle a sorti le Liban du marasme et des polémiques stériles, et a créé un nouvel espace de dialogue politique dont nous ferons notre possible pour qu'il réussisse. »
« Les Libanais souhaitent un gouvernement qui gère les affaires publiques, pas un comité de gestion des disputes et chicanes politiques, a encore dit M. Hariri. Ils souhaitent un gouvernement d'entente, un gouvernement de coalition ou d'unité, ou un gouvernement de technocrates, ou de pôles, mais surtout et avant tout, un gouvernement responsable de la gestion publique. »
« C'est ce que nous ferons, Dieu aidant, déployant à cette fin tous les efforts possibles, sur la base du respect de la Constitution et de la convivialité et du refus catégorique de toute atteinte, au nom d'hypothétiques « solutions politiques », aux prérogatives constitutionnelles du président de la République et du chef du gouvernement désigné. »
Désigné une seconde fois pour former le gouvernement, M. Saad Hariri a affirmé hier qu'il allait mener « des concertations englobant toutes les parties dans les prochains jours, après la fin » du mois de ramadan, soulignant qu'il serait « ouvert à toutes les idées ».« Je m'engage devant Dieu et devant les Libanais à respecter la Constitution et à œuvrer en vue d'une large participation nationale, sur la base du dialogue et malgré les divergences », a-t-il souligné, à sa sortie du palais présidentiel.Contrairement à son discours lors de sa première désignation, M. Hariri n'a pas expressément indiqué qu'il allait former un gouvernement d'union...
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