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Sport

Ligue des champions : la Juventus est de retour

Descendue très bas après le retentissant scandale des matches truqués, puis revenue pas à pas parmi les meilleurs en trois ans, la Juventus a entamé la saison sur les chapeaux de roue et n'est plus très loin désormais de redevenir l'implacable « machine à gagner » qu'elle fut par le passé.
Bordeaux est prévenu : pour ses débuts en Ligue des champions mardi au Stade olympique de Turin, le champion de France va défier une équipe qui vient d'aligner trois victoires de rang, face au Chievo (1-0) puis contre la Roma (3-1) et la Lazio (2-0). Revue en détail des forces de la « Vieille dame » :

Dominatrice ou dominée, peu importe. Les deux succès à l'extérieur face aux clubs romains sont significatifs : euphorique il y a deux semaines contre la Roma, la Juve s'est imposée en prenant le jeu à son compte ; bousculée par la Lazio samedi, elle a courbé l'échine et surgit en deuxième période pour marquer un but qui a « coupé les jambes » de l'adversaire avant de doubler la mise dans les arrêts de jeu.

Solidité à toute épreuve. La Juve est un roc : elle n'a encaissé qu'un but (surprise par une frappe du Romain De Rossi alors que ses défenseurs discutaient avec l'arbitre). Avec le toujours impeccable Buffon dans les buts, Grosso à gauche, Chiellini et Cannavaro dans l'axe, elle se repose sur la défense de la Nazionale. Cannavaro, revenu après trois saisons en Espagne, a trouvé une équipe plus mesurée dans ses offensives que ne l'était le Real Madrid. À 36 ans, plus serein, il joue parfaitement de son coup d'œil et de son sens de l'anticipation au côté du plus explosif Chiellini. Au milieu, le Brésilien Felipe Melo, arrivé cet été en provenance de la Fiorentina, est un récupérateur très précieux, bien secondé par le jeune Marchisio, 23 ans, qui, grâce à ses bonnes performances, s'est déjà imposé en sélection.

Fantaisie assurée. Le Brésilien Diego débarqué du Werder Brême a déjà mis tout le monde dans sa poche avec une passe décisive contre le Chievo et deux buts contre la Roma. Blessé à la cuisse droite, le meneur a cependant très peu de chance de jouer mardi. À sa place, c'est Giovinco qui devrait prendre le jeu de l'équipe en main. À 22 ans, le grand espoir italien, surnommé la « fourmi atomique » en raison notamment de sa petite taille (1,64 m), s'est montré à son avantage après avoir remplacé Diego contre la Lazio. Vif et technique, il met très vite en difficulté les défenseurs. Devant enfin, Diego et Giovinco peuvent compter sur des attaquants plutôt habiles dès lors qu'il s'agit de cadrer, comme le champion du monde Iaquinta ou le Brésilien Amauri.

Ferrara maîtrise déjà. L'ancien défenseur central est jeune (42 ans) et son expérience d'entraîneur quasi nulle. Mais ce disciple revendiqué de Marcello Lippi dont il était l'adjoint lors de la victoire au Mondial 2006 est très respecté, aussi bien par les joueurs que par les tifosi. Ainsi, des attaquants du niveau de Del Piero et de Trezeguet prennent-ils place sur le banc sans broncher. Arrivé à la place de Claudio Ranieri à deux journées de la fin du dernier championnat, son bilan est pourtant l'instant parfait : cinq matches et cinq victoires.
Descendue très bas après le retentissant scandale des matches truqués, puis revenue pas à pas parmi les meilleurs en trois ans, la Juventus a entamé la saison sur les chapeaux de roue et n'est plus très loin désormais de redevenir l'implacable « machine à gagner » qu'elle fut par le passé.Bordeaux est prévenu : pour ses débuts en Ligue des champions mardi au Stade olympique de Turin, le champion de France va défier une équipe qui vient d'aligner trois victoires de rang, face au Chievo (1-0) puis contre la Roma (3-1) et la Lazio (2-0). Revue en détail des forces de la « Vieille dame » :Dominatrice ou dominée, peu importe. Les deux succès à l'extérieur face aux...
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