« Nous tenons le gouvernement libanais pour responsable de cette attaque », a déclaré M. Netanyahu au début du Conseil hebdomadaire des ministres. « Nous considérons le gouvernement libanais comme responsable de toutes les violations (du cessez-le-feu) et de toutes les agressions en provenance de son territoire contre nous », a affirmé le Premier ministre israélien.
L'artillerie israélienne avait immédiatement riposté vendredi à des tirs de roquettes à partir du village de Qlailé, dans le sud du Liban, contre le nord d'Israël. Il n'y a pas eu de victime de part et d'autre.
Israël a porté plainte samedi auprès de l'ONU.
Aucun groupe n'a revendiqué ces tirs, mais un responsable de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) n'a pas exclu qu'ils soient le fait d'organisations extrémistes implantées dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban.
Il s'agit du troisième incident du genre à la frontière libano-israélienne cette année. En janvier et février, au moment où la guerre de Gaza faisait rage, plusieurs roquettes tirées à partir du Liban avaient fait des blessés légers dans le nord d'Israël. Le Hezbollah avait nié toute implication dans ces tirs.
Hier, un porte-parole militaire de la Finul à Naqoura a qualifié de « fragile » la situation au Liban-Sud, en dépit du « calme relatif » qui y règne.
Selon ce porte-parole, les Casques bleus ont renforcé leur présence sur le terrain. Les patrouilles ont été multipliées dans la région et de nouveaux points fixes ont été aménagés.
Le porte-parole s'est refusé à accuser une quelconque partie d'avoir procédé aux tirs, indiquant que la Finul enquêtait toujours sur le terrain, conjointement avec l'armée libanaise, pour en savoir davantage.
Il a, à cette occasion, souligné une nouvelle fois l'importance de la coopération et de la coordination entre les forces de l'ONU et l'armée libanaise.

