À l'issue de sa rencontre avec le chef du Parlement, Nabih Berry, M. Bassil a indiqué avoir évoqué avec lui les développements sur la scène locale, et « la persécution politique dont nous souffrons aujourd'hui au sein du CPL et du Bloc du changement et de la réforme », a-t-il précisé.
« Nous ne comprenons pas aujourd'hui l'offensive politique qui nous vise et qui consiste à ne pas reconnaître l'autre dans sa dimension représentative ou pour ce qui est de ses droits politiques et des droits des citoyens qu'il représente », a indiqué M. Bassil.
« Nous entendons des propos sur le dialogue auquel nous avons répondons positivement. Nous avons par ailleurs offert des concessions les unes après les autres. Mais nous n'avons trouvé en contrepartie aucune proposition sérieuse ni une volonté réelle d'avancer. C'est cette réalité que nous devons clarifier à l'opinion publique », a-t-il dit.
Selon le ministre, il s'agit d'un « dialogue de façade », afin que la majorité « puisse donner l'impression qu'il y a tout un scénario d'invitations, de rencontres continues au palais présidentiel et à Koraytem ». « L'invitation à déjeuner vise en outre à véhiculer le message selon lequel la majorité essaye effectivement de s'entendre avec le général, mais qu'il est impossible de convenir avec lui sur quoi que ce soit. »
« La réalité, a ajouté M. Bassil, est qu'il n'y a aucune tentative sérieuse en direction de l'entente jusqu'à présent. »

