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Sport - Football

Capello a rendu son honneur à l’Angleterre

L'Angleterre se qualifiera pour le Mondial 2010 contre la Croatie demain soir en cas de huitième succès consécutif dans le groupe 6, un parcours impressionnant à mettre au crédit de l'Italien Fabio Capello deux ans après l'humiliante absence de l'Euro.
À l'heure de recevoir la bande de Slaven Bilic qui avait barré à Steven Gerrard et consorts la route de l'Euro 2008 en s'imposant à Wembley en novembre 2007, la presse britannique n'a qu'une question en tête : « L'Angleterre peut-elle être championne du monde ? »
À son arrivée, tout n'était pas gagné pour l'ancien entraîneur de l'AC Milan, 63 ans, premier étranger au poste, qui ne parlait pas anglais et dont les émoluments stratosphériques ne laissaient pas le droit à l'erreur.
En août 2008, après un match sordide à Wembley contre la République tchèque (2-2), Harry Redknapp, candidat déçu au poste, glosait sur « la pire performance d'une équipe d'Angleterre » à laquelle il lui ait été donné d'assister. Une victoire poussive à Barcelone contre les amateurs andorrans (2-0, 0-0 à la pause) n'avait pas éteint les doutes.
Mais Capello a imposé sa marque. « Il est probablement le premier sélectionneur de l'Angleterre avec qui nous savons que si nous ne jouons pas bien, il y a un gros risque de ne pas débuter le match suivant », explique l'attaquant Wayne Rooney, dans une confession qui en dit long sur l'ère Sven-Goran Eriksson/Steve McClaren. Ombre de lui-même, l'attaquant Michael Owen a fait les frais de cette politique sans concession.

26 buts
Réduire l'apport de Capello à la discipline et à l'intransigeance serait toutefois injuste. « Désormais, nous pouvons changer de style, y compris au cours d'un match », se félicite l'Italien.
Avec peu ou prou les mêmes joueurs, l'Italien a donné une âme et un style aux Anglais. Si tristes sous Eriksson et McClaren, ils ont inscrit 26 buts en sept matches dans un groupe pourtant relevé, six de plus que les autres Européens les plus prolifiques, les Bosniaques et les Allemands. Après seulement trois buts en trois saisons, Rooney a marqué dix fois depuis un an.
Capello a résolu le sempiternel problème d'organisation entre Frank Lampard, Gerrard et Rooney, en positionnant l'attaquant plus haut et le milieu de Liverpool sur le côté.
Avec méthode et psychologie, Capello a su ramener la confiance dans les têtes de joueurs paralysés par « la peur de l'échec », comme l'avait reconnu John Terry.
Il a aussi bénéficié de la chance que McClaren avait attendue en vain: le 10 septembre 2008, au Maksimir Stadium de Zagreb, les Croates laissent passer de nombreuses occasions avant de s'incliner sans appel 4 à 1 face à l'insolente réussite d'Anglais, conscients du caractère flatteur du score.
Le principal souci de Capello est désormais de rappeler que « la route est longue, très, très longue ». Mais les irréductibles sceptiques, emmenés par The Times, n'ont plus qu'un reproche à lui faire : « L'anglais de Capello, qui était mauvais au début, continue d'empirer. »
L'Angleterre se qualifiera pour le Mondial 2010 contre la Croatie demain soir en cas de huitième succès consécutif dans le groupe 6, un parcours impressionnant à mettre au crédit de l'Italien Fabio Capello deux ans après l'humiliante absence de l'Euro.À l'heure de recevoir la bande de Slaven Bilic qui avait barré à Steven Gerrard et consorts la route de l'Euro 2008 en s'imposant à Wembley en novembre 2007, la presse britannique n'a qu'une question en tête : « L'Angleterre peut-elle être championne du monde ? »À son arrivée, tout n'était pas gagné pour l'ancien entraîneur de l'AC Milan, 63 ans, premier étranger au poste, qui ne parlait pas anglais et dont les émoluments...
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