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Liban

Joumblatt plaide pour l’amorce d’un dialogue arabo-iranien

La conjoncture proche-orientale en rapport avec le double contentieux arabo-israélien et arabo-iranien a été au centre de l'éditorial hebdomadaire publié hier par le leader du PSP, Walid Joumblatt, dans la revue du parti al-Anba'. Le volet interne, relatif à la crise ministérielle et à la commémoration de la disparition de l'imam Moussa Sadr, n'a occupé que quelques lignes à la fin de l'article.
Évoquant ainsi longuement la conjoncture régionale, Walid Joumblatt a d'abord souligné que l'ouverture pratiquée récemment par le président Barack Obama en direction du monde arabe et musulman, et qui s'était manifestée lors du discours prononcé par le chef de la Maison-Blanche au Caire, ne s'est pas concrétisée dans la réalité. « Au contraire, a-t-il souligné, l'obstination israélienne n'a fait que croître. L'ennemi israélien refuse même le gel des implantations qu'il considère comme une soupape de sécurité pour Israël. »
Et M. Joumblatt d'ajouter : « Israël a réussi, dans une large mesure, à détourner l'attention de l'opinion publique de ses actes et de sa politique agressive et expansionniste en faisant croire au monde que le véritable ennemi est l'Iran et que ce pays représente un danger qu'il ne saurait être question d'occulter. Dans ce cadre, et indépendamment de l'attitude de certains pays arabes à l'égard de l'Iran et de l'absence de dialogue arabo-iranien, ce serait une erreur stratégique que de considérer l'Iran comme un ennemi au même titre qu'Israël ou de tenter de former un front arabe face à l'Iran. De ce fait, il est impératif d'initier un dialogue arabo-arabe et arabo-iranien afin de combler le clivage et de tenter de dégager une vision commune au sujet de la réalité actuelle au plan régional. Il est clair que Netanyahu a réussi à détourner l'attention vers l'Iran, et les États-Unis soutiennent une telle attitude car ils n'accepteront vraisemblablement pas l'existence d'une puissance islamique nucléaire à proximité d'Israël. Les États-Unis feignent d'oublier que, par le passé, ils ont contribué à mettre en place le programme nucléaire pakistanais. »
« Il est clair que le président américain n'a pas réussi jusqu'à présent à juguler l'influence des néoconservateurs (américains) qui brandissent le slogan de l'effritement (au niveau du Moyen-Orient) et qui œuvrent en vue d'atteindre cet objectif dans le monde arabe, a poursuivi M. Joumblatt. L'effritement s'est malheureusement produit en Irak, et le projet d'effritement se poursuit au Yémen, sans compter ce qui se passe en Palestine entre la Cisjordanie et Gaza, et les développements négatifs qui se produisent au Soudan. »
Après avoir déploré « le mutisme libanais généralisé à l'égard des dernières positions israéliennes », le leader du PSP a regretté « la période de la gloire arabe, de l'arabisme de Jamal Abdel Nasser dont tous les acquis sont torpillés sous le signe de l'effritement ».
Au plan local, M. Joumblatt a souligné que le retard dans la formation du gouvernement « risque de provoquer des retombées graves sur le double plan politique et sécuritaire ». En conclusion, le leader du PSP a souligné la nécessité de faire toute la lumière sur les circonstances de la disparition de l'imam Moussa Sadr.

La conjoncture proche-orientale en rapport avec le double contentieux arabo-israélien et arabo-iranien a été au centre de l'éditorial hebdomadaire publié hier par le leader du PSP, Walid Joumblatt, dans la revue du parti al-Anba'. Le volet interne, relatif à la crise ministérielle et à la commémoration de la disparition de l'imam Moussa Sadr, n'a occupé que quelques lignes à la fin de l'article. Évoquant ainsi longuement la conjoncture régionale, Walid Joumblatt a d'abord souligné que l'ouverture pratiquée récemment par le président Barack Obama en direction du monde arabe et musulman, et qui s'était manifestée lors du discours prononcé par le chef de la Maison-Blanche au Caire, ne s'est pas...
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