Les législatives peut-être plus difficiles que prévu pour Angela Merkel
OLJ /
le 01 septembre 2009 à 01h02
La chancelière allemande Angela Merkel a refusé hier de changer de stratégie au lendemain de revers électoraux régionaux qui ont réduit ses chances de former un gouvernement de droite après les législatives du 27 septembre. À quatre semaines du scrutin le plus important en Allemagne, Angela Merkel a peut-être du souci à se faire. Les sondages prédisaient qu'elle pourrait abandonner ses partenaires actuels, les sociaux-démocrates, pour former le prochain gouvernement avec les libéraux du FDP. Les piètres performances de dimanche remettent cette perspective en question. L'Union démocrate-chrétienne (CDU) a enregistré un recul important dans deux États régionaux par rapport à 2004, la Sarre (-13 points de pourcentage) et la Thuringe (-11,8 points), où elle perd dans les deux cas sa majorité absolue, selon des résultats encore provisoires. Elle n'est même pas assurée de pouvoir participer aux gouvernements régionaux en Sarre (frontalière de la France) et en Thuringe (ex-RDA). Tout dépendra du jeu des alliances, et les négociations de coalition s'annoncent longues et sans doute ardues. En Saxe (ex-RDA), où l'on votait également dimanche, la CDU est en revanche parvenue à se maintenir. Angela Merkel reste certes très populaire puisque 62 % des Allemands souhaitent qu'elle soit reconduite dans ses fonctions, mais disposera-t-elle d'une majorité claire avec le FDP au soir du 27 septembre ? « Nous avons toutes les possibilités de gagner les élections législatives et de former un gouvernement de coalition avec le FDP. Nous pensons que c'est ce qu'il y a de mieux pour ce pays », a-t-elle assuré. Le FDP en pleine ascension a quasiment doublé son score par rapport à 2004 alors qu'il était jusqu'ici quasi inexistant dans l'ex-Allemagne de l'Est. Mais au fil des scrutins, locaux, régionaux ou européens, le CDU perd continuellement des voix. Angela Merkel a martelé qu'il n'y avait « absolument rien » à changer à la stratégie électorale de la CDU bien que certaines voix, notamment au sein du FDP, appellent à un changement d'orientation. Le rival d'Angela Merkel à la chancellerie, le ministre social-démocrate des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a vu dans les résultats de dimanche le signe que « ce pays ne voulait pas d'une coalition noire-jaune » CDU-FDP. « Ceux qui disent que les législatives sont jouées d'avance ont commis une grosse erreur », a martelé Steinmeier. Pour autant, le recul des conservateurs n'a que peu profité au Parti social-démocrate (SPD).
La chancelière allemande Angela Merkel a refusé hier de changer de stratégie au lendemain de revers électoraux régionaux qui ont réduit ses chances de former un gouvernement de droite après les législatives du 27 septembre. À quatre semaines du scrutin le plus important en Allemagne, Angela Merkel a peut-être du souci à se faire. Les sondages prédisaient qu'elle pourrait abandonner ses partenaires actuels, les sociaux-démocrates, pour former le prochain gouvernement avec les libéraux du FDP. Les piètres performances de dimanche remettent cette perspective en question. L'Union démocrate-chrétienne (CDU) a enregistré un recul important dans deux États régionaux par rapport à 2004, la Sarre (-13...
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