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Moyen Orient et Monde - Récit

Un électeur afghan mutilé par les talibans

Comme des millions de ses compatriotes, Lal Mohammad a eu le courage de braver les menaces des talibans pour tenter de déposer son bulletin dans l'urne lors de l'élection présidentielle afghane du 20 août. Ce fermier afghan de 40 ans, qui vit dans la province reculée de Dai Kundi, a vite regretté sa décision et n'a même pas pu exercer son droit de citoyen. Lal Mohammad est tombé dans une embuscade alors qu'il se rendait au bureau de vote, et ses agresseurs lui ont coupé une partie du nez et les oreilles. Soigné dans un hôpital de Kaboul, Mohammad raconte d'une voix hésitante comment les insurgés l'ont arrêté et l'ont fouillé, le frappant avec la crosse d'un fusil quand ils ont découvert sa carte d'électeur. Puis ils ont sorti un couteau. « L'un d'entre eux a approché le couteau de mon nez. Je lui ai demandé d'arrêter, mais cela ne servait à rien », se rappelle Mohammad. « Je regrette vraiment d'avoir pris ma carte et d'avoir voulu voter », dit-il.
Mohammad raconte comment il a été abandonné, en sang et inconscient, pendant plusieurs heures avant qu'un habitant de son village le découvre et l'emporte sur le dos d'un âne. Il lui a ensuite fallu trois jours de trajet sur des chemins de montagne et sur des routes poussiéreuses pour rejoindre la capitale, Kaboul. Après avoir repondu à quelques questions, Mohammad, visiblement épuisé, s'est effondré sur son lit d'hôpital.
Comme les deux tiers des Afghans, il ne sait ni lire ni écrire, et il ne savait même pas qui étaient les candidats en lice quand il est allé voter. Mais il voulait participer à cette élection et contribuer à la désignation d'un président. Plusieurs semaines de soins seront nécessaires pour que Mohammad guérisse de ses blessures qui ont exigé une intervention de chirurgie esthétique. En attendant, il souhaite simplement que le gouvernement veille sur sa famille.
Comme des millions de ses compatriotes, Lal Mohammad a eu le courage de braver les menaces des talibans pour tenter de déposer son bulletin dans l'urne lors de l'élection présidentielle afghane du 20 août. Ce fermier afghan de 40 ans, qui vit dans la province reculée de Dai Kundi, a vite regretté sa décision et n'a même pas pu exercer son droit de citoyen. Lal Mohammad est tombé dans une embuscade alors qu'il se rendait au bureau de vote, et ses agresseurs lui ont coupé une partie du nez et les oreilles. Soigné dans un hôpital de Kaboul, Mohammad raconte d'une voix hésitante comment les insurgés l'ont arrêté et l'ont fouillé, le frappant avec la crosse d'un fusil quand ils ont découvert sa carte d'électeur....
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