La visite du dalaï-lama à Taïwan irrite la Chine
Le dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains, est arrivé hier à Taïwan, pour une visite qui a suscité le courroux de la Chine bien qu'elle ait pour objectif déclaré d'apporter un soutien aux victimes du typhon Morakot qui a dévasté l'île, a constaté l'AFP. Le chef spirituel tibétain en exil, qui venait de New Delhi, s'est immédiatement rendu dans les zones les plus touchées par le typhon qui a fait 461 morts et 192 disparus au début du mois d'août. « Je suis un moine. On m'a demandé de dire des prières pour la paix », a-t-il déclaré à la presse. Le gouvernement chinois a averti hier que la visite du dalaï-lama sur l'île de Taïwan, qu'elle considère comme une de ses provinces, allait « nécessairement avoir une influence négative » sur les relations entre Pékin et Taipei.
Pakistan
Au moins 14 policiers tués dans un attentat dans la vallée de Swat
Au moins quatorze policiers ont été tués dans un attentat-suicide qui s'est produit hier dans la vallée de Swat, dans le nord-ouest du Pakistan, ont indiqué des responsables. Il s'agit du premier attentat majeur à Mingora depuis juillet, quand les militaires ont assuré avoir « nettoyé » la vallée de Swat des insurgés islamistes qui la contrôlaient depuis l'été 2007. Le chef de la police a attribué l'attentat aux talibans, précisant que le kamikaze était un jeune garçon. « Personne d'autre que les talibans n'est impliqué dans l'attentat », a-t-il déclaré. Le couvre-feu a été décrété à Mingora, a ajouté Mohammad Idrees, un autre responsable local de la police, ajoutant que l'armée et la police patrouillaient dans la ville et que les commerces avaient été fermés par crainte d'autres attentats.
Turquie
« Jour de la victoire » : l'armée parade dans les principales villes du pays
L'armée turque s'est livrée à une démonstration de force en défilant hier à Ankara et dans les principales villes du pays pour l'anniversaire du « Jour de la victoire ». Ces manifestations qui se déroulent sous le slogan « Une armée forte, Une Turquie forte » interviennent en plein débat sur le plan du gouvernement pour mettre un terme à la rébellion kurde qui se poursuit depuis 25 ans et qui a fait environ 25 000 morts. Elles interviennent également deux mois après des déclarations du chef d'état-major de l'armée turque, le général Ilker Basbug, qui s'est plaint d'une campagne de presse visant selon lui à discréditer l'armée et à l'affaiblir.
Timor-Oriental
Dili célèbre le dixième anniversaire du référendum sur l'indépendance
Le Timor-Oriental a célébré hier, au cours d'une cérémonie festive à Dili, le dixième anniversaire du référendum l'ayant conduit à l'indépendance après un quart de siècle de résistance à l'occupation indonésienne, a constaté un correspondant de l'AFP. Quelques milliers de personnes ont assisté à la cérémonie, animée par des artistes timorais ainsi que le président José Ramos Horta et le Premier ministre Xanana Gusmao, deux héros de la lutte pour l'indépendance. Il y a dix ans, le 30 août 1999, lors d'un referendum organisé par l'ONU, les électeurs timorais se prononçaient, à 78 %, en faveur de l'indépendance vis-à-vis de l'Indonésie, qui occupait le petit pays depuis le retrait des colonisateurs portugais, en 1975.
Russie
Medvedev accuse l'Ukraine et les États baltes de glorifier d'anciens nazis
Le président russe Dmitri Medvedev a fustigé hier l'Ukraine et les États baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie) qui, selon lui, glorifient les « complices des nazis », dans une allocution faite en prélude au 70e anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale. Le président russe a également critiqué avec véhémence une résolution adoptée en juillet par l'assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) qui condamnait à la fois le nazisme et le stalinisme. M. Medvedev a souligné que cette résolution rendait l'Allemagne nazie et l'Union soviétique de Staline « responsables, au même niveau, de la Seconde Guerre mondiale ». « Très franchement, cela est un mensonge éhonté », a-t-il jugé.
Bouclier antimissile
Les USA étudieraient d'autres solutions en Europe
Le gouvernement américain a étudié d'autres solutions de déploiement en Europe d'un bouclier antimissile, qui ne comporterait plus obligatoirement de bases en Pologne et en République tchèque, a rapporté samedi le New York Times. Citant sans les nommer des responsables de l'administration Obama, le quotidien écrit que ce changement serait bien accueilli par la Russie et l'Allemagne mais pourrait déplaire à certains des alliés des États-Unis en Europe. L'administration Obama espère terminer son passage en revue du projet de bouclier antimissile dès le mois prochain, donnant au président américain l'occasion d'en parler avec son homologue russe Dmitri Medvedev à l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU fin septembre, selon ces sources. Mais, selon le New York Times, aucune option n'a encore été choisie à ce stade.
Birmanie
Des combats dans le Nord-Est poussent des dizaines de milliers de personnes à se réfugier en Chine
De nouveaux combats ont éclaté samedi matin dans le nord-est de la Birmanie, où les affrontements qui durent depuis plusieurs jours. Ces violences ont commencé lorsque les forces birmanes se sont déployées au début du mois à Kokang, dans l'est de l'État de Shan, frontalier de la province chinoise du Yunnan. Le chef du groupe rebelle Kokang, aussi connu sous le nom d'Armée de l'alliance démocratique nationale de Birmanie, a affirmé que ses forces avaient capturé au moins 50 soldats birmans et tué 30 autres jeudi et vendredi, dans un entretien au journal chinois Global Times (www.huangiu.com). Depuis le début du mois, au moins 30 000 personnes, Birmans comme Chinois, ont fui vers la Chine voisine. Par ailleurs, Campaign for Burma (USCB), une ONG américaine, a affirmé hierque près de 700 rebelles birmans ont fui vers la Chine, où ils ont déposé les armes après des combats avec l'armée birmane. L'ONG a indiqué que la situation demeurait tendue et que des combats pouvaient reprendre à tout moment.

