À Maputo, les négociations bloquent toujours sur l’exécutif
OLJ /
le 28 août 2009 à 00h13
Les quatre leaders politiques malgaches tentaient hier pour la troisième journée consécutive de trouver un accord sur la distribution des instances de transition, mais les discussions butaient toujours sur la nomination du président et du Premier ministre. « Les gens campent sur leurs positions, ils ne veulent pas lâcher. Il y a des extrémistes qui ne veulent rien lâcher dans (la) mouvance » de l'actuel homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, a déclaré à l'AFP un membre de la délégation du président évincé Marc Ravalomanana. Des sources proches de la médiation ont confirmé ce blocage après la première rencontre à huis clos de ce sommet entre MM. Rajoelina, Ravalomanana et deux anciens chefs d'État. M. Rajoelina veut rester à la tête du pays et conserver le Premier ministre qu'il avait nommé depuis février, selon des sources proches des négociations. Son rival M. Ravalomanana réclame également ce poste pour sa mouvance, mais sa position pourrait évoluer si M. Rajoelina cédait sur celui de Premier ministre. « Si (le Premier ministre Monja) Roindefo accepte de libérer la primature pour prendre un autre poste comme celui de vice-Premier ministre ou de président du Conseil de la transition (Chambre basse du Parlement), alors tout le package est accepté, avec Rajoelina à la présidence », a expliqué à l'AFP le médiateur de l'Union africaine, Ablassé Ouédraogo. Dans ce package, la présidence du Conseil de réconciliation, instance morale chargée de guérir les blessures politiques du pays, reviendrait à l'ancien président Albert Zafy. Un membre de la société civile obtiendrait le Conseil économique et social, instance de consultation budgétaire, tandis que le camp Ravalomanana aurait la présidence du Parlement, toujours selon une source proche de la médiation. L'ex-président Didier Ratsiraka n'a réclamé aucun poste mais souhaiterait obtenir la primature pour une personne de sa mouvance, a-t-il précisé. Les quatre hommes avaient signé le 9 août, lors d'une première rencontre à Maputo, un accord sur une transition de 15 mois afin de mettre un terme à la grave crise politique qui affecte Madagascar depuis janvier.
Les quatre leaders politiques malgaches tentaient hier pour la troisième journée consécutive de trouver un accord sur la distribution des instances de transition, mais les discussions butaient toujours sur la nomination du président et du Premier ministre. « Les gens campent sur leurs positions, ils ne veulent pas lâcher. Il y a des extrémistes qui ne veulent rien lâcher dans (la) mouvance » de l'actuel homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, a déclaré à l'AFP un membre de la délégation du président évincé Marc Ravalomanana. Des sources proches de la médiation ont confirmé ce blocage après la première rencontre à huis clos de ce sommet entre MM. Rajoelina, Ravalomanana et deux...
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