L'ancien Premier ministre irakien Ibrahim Jaafari et plusieurs hauts responsables iraniens, dont le ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, étaient présents à la cérémonie de Téhéran, selon des médias officiels. De Nadjaf, le plus haut dignitaire chiite irakien, le grand ayatollah Ali al-Sistani, a fait part de son « grand chagrin », évoquant les « longues années de sacrifice passées à servir son peuple et sa nation afin de les sauver de l'injustice et de la dictature ».
Dans un communiqué diffusé par IRNA, l'ayatollah Ali Khamenei a parlé d'une grande perte pour l'Irak comme pour l'Iran. « Les efforts et l'implication de ce membre du clergé, travailleur, sont uniques et inoubliables aussi bien en Irak qu'en Iran. Je présente mes condoléances au gouvernement irakien, à la famille du défunt et tout particulièrement à Ammar al-Hakim », a poursuivi M. Khamenei, en référence au fils aîné de Abdel Aziz al-Hakim.
La mort de Hakim, qui souffrait d'un cancer des poumons, fait planer le doute sur l'avenir du CISI et les élections législatives irakiennes prévues en janvier, alors que la communauté chiite d'Irak est visée par de nombreux attentats. Ammar al-Hakim, qui approche de la quarantaine, a pris sa succession provisoirement, mais un chef permanent du CISI devrait être nommé sous peu. Il sera crucial pour le parti d'éviter une guerre de succession à l'approche des élections.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine