Les aveux d'opposants jugés en Iran lors de procès collectifs pour leur participation aux troubles postélectoraux ne sont pas valables, a estimé hier l'ancien président Mohammad Khatami, cité par l'agence ILNA. « Ces confessions ont été obtenues dans des conditions extraordinaires (...). De telles affirmations sont de purs mensonges et sont fausses », affirme-t-il dans un communiqué diffusé au lendemain du quatrième procès collectif depuis l'élection présidentielle contestée du 12 juin. Membre influent du camp réformiste, Mohammad Khatami avait déjà dénoncé début août, après un précédent procès, une « mise en scène » anticonstitutionnelle.
Sarkozy menace Téhéran d'un renforcement « très substantiel » des sanctions
Le président français Nicolas Sarkozy a menacé hier l'Iran d'un « renforcement très substantiel des sanctions » si Téhéran ne répondait pas favorablement aux propositions de reprise des négociations avec les Occidentaux sur son programme nucléaire. « Nous n'avons reçu aucune réponse positive à nos propositions (...). Soyons clairs, si l'Iran ne changeait pas de politique, la France soutiendrait alors des sanctions économiques sévères, à la hauteur de l'enjeu, au Conseil de sécurité (de l'ONU) et au Conseil européen », a-t-il insisté. « Ce sont les mêmes dirigeants, en Iran, qui nous disent que le programme nuclaire est pacifique et que les élections sont honnêtes », a également relevé le chef de l'État. « Qui peut les croire ? » a-t-il poursuivi.`
Aucune preuve que l'opposition est soutenue par l'étranger, assure Khamenei
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a assuré hier ne pas pouvoir accuser l'opposition d'être soutenue par des puissances étrangères, selon la télévision d'État iranienne. « Je n'accuse pas les responsables des récents incidents d'être les subordonnés des (pays) étrangers, comme les États-Unis et la Grande-Bretagne, car aucune preuve de ces affirmations n'a été produite devant moi », a déclaré le guide suprême dans un communiqué lu par un présentateur de la télévision d'État.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef