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Liban - Citoyen Grognon

Désespérant trafic routier !

Y a vraiment de quoi être découragé par le trafic sur nos routes ! De plus en plus chaotique, de plus en plus fou, de plus en plus bruyant, de plus en plus mortel surtout.
Pas une journée ne se déroule sans son lot de morts et de blessés. Pas une journée ne passe sans que s'élève la grogne des automobilistes, des piétons, des habitants, des touristes, excédés. Rien qu'en juillet 2009, 54 décès ont été enregistrés par les autorités sur les routes libanaises, une dramatique augmentation de 25% par rapport à l'année dernière. On ne parle là que des décès immédiats, et non des blessés qui ont succombé, par la suite, à leurs blessures.
Les responsables ? L'État surtout, qui n'a jamais les moyens de sa politique, tant au niveau de l'infrastructure que de la sécurité routière. Sans parler de l'absence totale d'éducation et de sensibilisation du citoyen aux dangers de la route. Ce citoyen lui-même qui, au mépris de sa vie et de celle des autres, multiplie les infractions.
Parlons un peu de l'infrastructure routière, que certains expatriés ont paradoxalement jugée meilleure cette année. Le problème majeur est que les travaux pour le développement du réseau routier s'éternisent, causant d'énormes bouchons. Et puis une fois ces travaux terminés, on réalise qu'ils n'ont pas résolu grand-chose, que les embouteillages sont toujours aussi monstres, aux mêmes endroits, aux mêmes carrefours. Comme au rond-point Sayyad, qui n'a plus rien d'un rond-point, où les ralentissements persistent parce que des passages sont toujours ouverts entre les deux voies, parce que les vans s'arrêtent en pleine route pour ramasser des passagers, parce que deux routes principales se coupent encore, comme avant.
Toujours au niveau de l'infrastructure, le citoyen n'a pas manqué de constater l'installation d'un nombre impressionnant de feux de signalisation, non seulement dans la capitale, mais aussi à ses entrées et sorties. Excellente initiative pour pallier l'absence des agents, même si le citoyen n'a pas encore le réflexe de s'arrêter systématiquement au rouge. Seulement voilà, ces feux ne fonctionnent qu'occasionnellement et semblent plutôt avoir été placés pour le décor.
Parlons aussi des agents de la circulation qui, entre deux coups de fil, entre deux séances de bavardage avec des connaissances, prennent quand même le temps de distribuer quelques contraventions ou de s'essayer à régler la circulation. Celle des voitures seulement, mais surtout pas des mobylettes ni des piétons. Pensez-vous, cela ferait trop ! Sans aucun doute, une petite poignée d'agents s'acquittent fort honnêtement de leur devoir. Mais une bonne partie d'entre eux ne semblent se trouver là que pour embrouiller encore plus la circulation.
Parlons enfin du citoyen lui-même, homme ou femme. D'abord du conducteur indiscipliné qui fait fi du code de la route, de celui qui prend les routes pour des circuits de formule 1, de celui qui double en deuxième, voire en troisième position, jusqu'à celui qui s'installe au volant après une soirée bien arrosée... et j'en passe. La liste risque d'être interminable tellement les exemples fous sont légion, comme celui de ces motards qui foncent à tombeau ouvert sur une seule roue ou s'essaient à des cabrioles en pleine autoroute, histoire d'épater la galerie.
Réduire le nombre de morts sur les routes libanaises doit impérativement devenir le souci principal aussi bien des autorités que des citoyens. Mais pour cela, faudrait-il envisager un plan d'action à long terme, qui sensibiliserait et impliquerait directement chaque citoyen depuis son plus jeune âge.

Y a vraiment de quoi être découragé par le trafic sur nos routes ! De plus en plus chaotique, de plus en plus fou, de plus en plus bruyant, de plus en plus mortel surtout.Pas une journée ne se déroule sans son lot de morts et de blessés. Pas une journée ne passe sans que s'élève la grogne des automobilistes, des piétons, des habitants, des touristes, excédés. Rien qu'en juillet 2009, 54 décès ont été enregistrés par les autorités sur les routes libanaises, une dramatique augmentation de 25% par rapport à l'année dernière. On ne parle là que des décès immédiats, et non des blessés qui ont succombé, par la suite, à leurs blessures.Les...
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