Les deux frères avaient été tués lors de l'explosion d'une voiture piégée de type Mercedes, le 26 mai 2006. Arrêté le 7 juin de la même année, Mahmoud Rafeh fait l'objet de plusieurs chefs d'accusation dans cinq dossiers différents relatifs à l'espionnage pour le compte d'un État ennemi et à la participation à l'assassinat de Jihad Jibril, fils du secrétaire général du Front populaire pour la libération de la Palestine-commandement général, Ahmad Jibril. Il est également accusé d'avoir pris part à l'assassinat du responsable politique au sein du Hezbollah, Ali Hussein Saleh, à Kafa'at, le 2 août 2003. C'est toutefois dans l'affaire des frères Majzoub que le prévenu a été entendu hier, les autres dossiers devant faire l'objet d'audiences ultérieures. Mahmoud Rafeh a ainsi répondu aux questions posées par le président du tribunal, en présence de son avocat, Antoine Nehmé. Lors de l'interrogatoire, il a reconnu avoir travaillé pour le compte d'officiers de renseignements israéliens, tâche pour laquelle il avait été recruté depuis 2003. Il a également reconnu sa participation aux préparatifs de l'assassinat des frères Majzoub, niant toutefois avoir été mis au courant auparavant qu'il s'agissait d'une explosion. Il a ainsi démenti avoir été au courant du fait que la porte piégée de la Mercedes qui devait remplacer la porte initiale et qu'il avait lui-même transportée et remise à deux autres agents - Hussein Sleiman el-Khattab, un Palestinien jugé par contumace, et un certain George - devait servir pour cet attentat. Le prévenu a également reconnu avoir eu pour autre mission, durant la période de son recrutement par les officiers israéliens, de transporter des « lettres » au Palestinien Hussein Khattab, tous les 25 jours en moyenne, recevant en contrepartie des sommes d'argent variant entre cent et huit mille dollars, selon la mission accomplie. Il a indiqué en outre avoir été en Israël trois fois, par voie de mer, de terre et d'air, via Rome. Là, il devait se soumettre à des tests de détecteur de mensonges et faire le point sur ses missions. L'audience a été reportée au 15 octobre prochain pour poursuivre l'interrogatoire.
Liban
Mahmoud Rafeh reconnaît devant le tribunal militaire ses activités d’espionnage
OLJ / le 21 août 2009 à 01h30
Les deux frères avaient été tués lors de l'explosion d'une voiture piégée de type Mercedes, le 26 mai 2006. Arrêté le 7 juin de la même année, Mahmoud Rafeh fait l'objet de plusieurs chefs d'accusation dans cinq dossiers différents relatifs à l'espionnage pour le compte d'un État ennemi et à la participation à l'assassinat de Jihad Jibril, fils du secrétaire général du Front populaire pour la libération de la Palestine-commandement général, Ahmad Jibril. Il est également accusé d'avoir pris part à l'assassinat du responsable politique au sein du Hezbollah, Ali Hussein Saleh, à Kafa'at, le 2 août 2003. C'est toutefois dans l'affaire des frères Majzoub que le prévenu a été entendu hier, les autres dossiers devant faire l'objet d'audiences ultérieures. Mahmoud Rafeh a ainsi répondu aux questions posées par le président du tribunal, en présence de son avocat, Antoine Nehmé. Lors de l'interrogatoire, il a reconnu avoir travaillé pour le compte d'officiers de renseignements israéliens, tâche pour laquelle il avait été recruté depuis 2003. Il a également reconnu sa participation aux préparatifs de l'assassinat des frères Majzoub, niant toutefois avoir été mis au courant auparavant qu'il s'agissait d'une explosion. Il a ainsi démenti avoir été au courant du fait que la porte piégée de la Mercedes qui devait remplacer la porte initiale et qu'il avait lui-même transportée et remise à deux autres agents - Hussein Sleiman el-Khattab, un Palestinien jugé par contumace, et un certain George - devait servir pour cet attentat. Le prévenu a également reconnu avoir eu pour autre mission, durant la période de son recrutement par les officiers israéliens, de transporter des « lettres » au Palestinien Hussein Khattab, tous les 25 jours en moyenne, recevant en contrepartie des sommes d'argent variant entre cent et huit mille dollars, selon la mission accomplie. Il a indiqué en outre avoir été en Israël trois fois, par voie de mer, de terre et d'air, via Rome. Là, il devait se soumettre à des tests de détecteur de mensonges et faire le point sur ses missions. L'audience a été reportée au 15 octobre prochain pour poursuivre l'interrogatoire.

