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Lifestyle

Quelqu’un m’a dit...

Ils ont sauté le pas

C'est Valéry Berbéri qui a attrapé le bouquet de Carine Georges Tawil, qui, en dentelle blanche Ezzedine Alaïa et belle à damner un saint, a dit oui à l'architecte Michel Joseph Abboud sous les voûtes de la cathédrale Saint-Stéphane, à Batroun, parée d'une extraordinaire déco : un immense dôme d'orchidée, des tonnes de totems de bois, des brassées d'hortensias et de pivoines blanches. Encadrés de leurs témoins (sa sœur Jennifer pour elle, son frère Cédric pour lui), de leurs familles et amis, et d'une fanfare (orchestre de cuivres et d'instruments à percussion), les mariés ont ensuite parcouru à pied la distance qui sépare la cathédrale de la place Notre-Dame de la Mer où, sous la houlette de maman Rita Abboud, la société Caractère a sorti la grosse artillerie pour donner aux lieux l'allure d'une des boîtes les plus branchées de Beyrouth. Plus de 400 joyeux fêtards ont festoyé aux rythmes endiablés du pop et du rock, avant que le wedding cake en forme de boule géante n'explose en un millier de petits gâteaux soirées. La big party, à l'ambiance 100 000 volts comme seuls les Libanais savent les créer et les installer, a été clôturée par un grand spectacle pyrosymphonique qui a mis plein les tympans comme les pupilles... Devant tant d'action, le Phénicien du coin (le mur), vautré dans son sommeil depuis des bails, a dû piailler de bonheur !
La célébration des noces a continué le lendemain dans les jardins de l'hôtel Mazar où un déjeuner animé par la chanteuse Manal a réuni plus de trois cents convives ... Tous vêtus de blanc. Sauf la mariée qui s'était glissée dans une robe couleur « Desert Storm », de Milia M. Plus ultraglam que jamais, en Dolce et Gabbana, coiffée d'un feutre noir, Christiane Tawil n'a pu retenir les larmes d'émotion lors du discours de son époux. Mais les dégâts ont été évités. « Une belle invention, ce mascara waterproof ! » s'est exclamée une de ses amies, approuvée par d'autres invités, parmi lesquels le psychiatre Sami Tawil, Georges et Denise Cambour, Mona Hraoui, Paolo Mourani, William Sawaya, Raffoul Sabbagha, Robert Tarazi, Charles Abou Adal et Henri Griffon, président de l'Union nationale des industries françaises de l'ameublement.

Les gays sont gais et on les aime

Ils sont gays ou lesbiennes. Ils sont artistes, architectes, écrivains, politiques, animateurs de télé, collègues, amis ou illustres inconnus. Les uns se cachent, d'autres, plus courageux selon les milieux (religieux ou familiaux), assument et déclarent leur homosexualité à la face du monde.... Elle s'étale d'ailleurs dans le New York Times du 2 août qui relate une big party pour homosexuels sur une plage très fréquentée au sud de Beyrouth. Étaient présents des bears, hommes poilus de plus de 30 ans, venus des quatre coins de la planète (d'Argentine, d'Italie, du Mexique, des États-Unis, du Caire et d'ailleurs). Étendu sur un transat, savourant un Red Bull, un invité italien déclare qu'il ne s'attendait absolument pas à un « brio homosexuel pareil » et assure que « le Liban est nettement supérieur à l'Italie sur ce plan ». Bien que l'homosexualité soit légalement interdite chez nous, comme dans la plupart des pays arabes, le « dynamisme de Beyrouth dans ce domaine est inégalable », souligne le NYT, ajoutant que la capitale libanaise est la seule ville du Moyen-Orient où les homosexuels mènent une vie sociale qui leur est refusée ailleurs. Un Syrien de 35 ans et un Jordanien de 25 confirment en déclarant qu'ils n'ont que leur Internet et Beyrouth pour se défouler. Depuis la fin de la guerre, la vie nocturne et le « glamour » des homosexuels ont repris de plus belle. De nouveaux bars ont ouvert et les clubs sont devenus des lieux de rencontre connus de tous.
Balayer des siècles de préjugés et de sombre ignorance, ça fait bien partie du Liban, non ?

De Saghbine... à Antibes

Un parfum d'élégante légèreté flottait mercredi dernier à Saghbine, dans la Bekaa, où Vivianne Ghanem recevait à un déjeuner gargantuesque une centaine de dames, notamment Thérèse Tohmé, Alice Zein, Danièle Trad, Fawzia Khorafi, Khawla Arslane, sa fille Najwa Sami, Celina Rahhal, Nohad Kadri et Leila Solh qui a reçu, en guise de cadeau, le livre de cuisine coécrit par Mayssa Abou-Adal Ghanem et Ghia Haouari, et un grand panier garni de spécialités du village. Cet automne, le traditionnel « Mawassem Saghbine » (mouné) comportera les produits de plusieurs bourgs de la région, a annoncé Vivianne.
Pendant ce temps à Antibes, on a vu Jamil Sayed dîner au Bacon avec l'homme d'affaires libano-syrien Raja Sidaoui dont la fille a convolé il y a un mois avec le fils de sir Roger Moore. Yes, Roger Moore alias James Bond ! La cérémonie du mariage, qui s'est déroulé à Saint-Paul-de-Vance, a été suivie d'un déjeuner ultrachiccissime à la Colombe d'or et d'une beach party à Antibes... où les jeunes se sont amusés comme de petits fous.
Ils ont sauté le pasC'est Valéry Berbéri qui a attrapé le bouquet de Carine Georges Tawil, qui, en dentelle blanche Ezzedine Alaïa et belle à damner un saint, a dit oui à l'architecte Michel Joseph Abboud sous les voûtes de la cathédrale Saint-Stéphane, à Batroun, parée d'une extraordinaire déco : un immense dôme d'orchidée, des tonnes de totems de bois, des brassées d'hortensias et de pivoines blanches. Encadrés de leurs témoins (sa sœur Jennifer pour elle, son frère Cédric pour lui), de leurs familles et amis, et d'une fanfare (orchestre de cuivres et d'instruments à percussion), les mariés ont ensuite parcouru à pied la distance qui sépare la cathédrale de...
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